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Tech & Science Faut-il continuer à expérimenter sur les animaux?

22:53  12 janvier  2018
22:53  12 janvier  2018 Source:   slate.fr

Le marché automobile français en grande forme en 2017 (et ça devrait continuer)

  Le marché automobile français en grande forme en 2017 (et ça devrait continuer) <p>Sur les douze derniers mois, le nombre d’immatriculations a très nettement progressé par rapport à 2016, dépassant même les prévisions des constructeurs.</p>Les marques françaises tirent particulièrement bien leur épingle du jeu. Les constructeurs tricolores enregistrent en effet une croissance de deux points, supérieure à celle du marché, à +6,7%. Dans le détail, le groupe PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel) caracole à +10,3% sur un an. Le groupe Renault, lui, fait moins bien que le marché, avec une hausse de 3,1%. Du côté des groupes étrangers, la croissance est là, mais elle n’atteint que 2,4%. A noter l’excellente forme du groupe FCA (Alfa Romeo, Fiat, Jeep, Lancia..

Le débat est récurrent, et parfois très violent: le recours aux modèles animaux en recherche biologique et médicale soulève de nombreux questionnements de la société. De même, les acteurs de cette recherche s’interrogent. S’ il existe d’autres méthodes, dites alternatives, pourquoi av - Actualité Israel

Il affirmait ainsi la nécessité d' expérimenter sur les animaux vivants. Néanmoins, il se posait la question du droit à le faire: «A-t-on le droit de faire des expériences et des vivisections sur les animaux ?

Le débat est récurrent, et parfois très violent: le recours aux modèles animaux en recherche biologique et médicale soulève de nombreux questionnements de la société. De même, les acteurs de cette recherche s’interrogent. S’il existe d’autres méthodes, dites alternatives, pourquoi avoir encore recours aux modèles animaux?

Les principales questions qui se posent à ce sujet sont les suivantes:

Les humains ont-ils le droit d’utiliser les animaux en recherche?

Les animaux sont-ils indispensables et/ou utiles aux progrès de la médecine?

Les animaux souffrent-ils?

Pour Claude Bernard, un mal nécessaire

Le développement de la pratique du recours aux animaux en recherche biomédicale a été marqué au XIXe siècle par Claude Bernard, médecin et physiologiste, fervent défenseur de la méthode expérimentale. Dans l’Introduction à l’étude de la médecine expérimentale, publiée en 1865, il écrivait:

Interpellé par 30 millions d'amis pour une séquence avec un lion, Eric Antoine répond

  Interpellé par 30 millions d'amis pour une séquence avec un lion, Eric Antoine répond En faisant venir une lionne en cage sur le plateau de «Tous les vœux sont permis avec Eric Antoine», le magicien s'est attiré les foudres de l'association 30 millions d'amis.Eric Antoine a exaucé de nombreux souhaits mercredi soir. Dans «Tous les vœux sont permis avec Eric Antoine», le magicien a réalisé les rêves de quelques uns de ses invités. Il a ainsi pu voir les yeux d'une petite fille qui souhaitait rencontrer un lion s'illuminer. Pour la satisfaire, Tina, une lionne en cage, a été amenée sur le plateau du programme de M6. Cette séquence a déplu à l'association 30 millions d'amis qui a interpellé le juré de «La France a un incroyable talent» sur Twitter.

Il faut donc nécessairement, après avoir disséqué sur le mort, disséquer sur le vif, pour mettre à découvert et voir fonctionner les parties intérieures ou cachées de Il affirmait ainsi la nécessité d’ expérimenter sur les animaux vivants. Néanmoins, il se posait la question du droit à le faire

Faut - il continuer à expérimenter sur les animaux ? Le débat est récurrent, et parfois très violent: le recours aux modèles animaux en recherche biologique et médicale soulève de nombreux questionnements de la société.

«On ne pourra arriver à connaître les lois et les propriétés de la matière vivante qu’en disloquant les organismes vivants pour s’introduire dans leur milieu intérieur. Il faut donc nécessairement, après avoir disséqué sur le mort, disséquer sur le vif, pour mettre à découvert et voir fonctionner les parties intérieures ou cachées de l’organisme; c’est à ces sortes d’opérations qu’on donne le nom de vivisections, et sans ce mode d’investigation, il n’y a pas de physiologie ou de médecine scientifique possible.»

Il affirmait ainsi la nécessité d’expérimenter sur les animaux vivants. Néanmoins, il se posait la question du droit à le faire:

«A-t-on le droit de faire des expériences et des vivisections sur les animaux? Quant à moi, je pense qu’on a ce droit d’une manière entière et absolue [...]. Il est essentiellement moral de faire sur un animal des expériences, quoique douloureuses pour lui, dès qu’elles peuvent être utiles pour l’homme.»

L’exploit de Maksim Kagin, funambule à 350 mètres au-dessus du sol

  L’exploit de Maksim Kagin, funambule à 350 mètres au-dessus du sol <p>Donnez une slackline à Maksim Kagin et contemplez. Cet athlète russe de 25 ans est parvenu à faire un aller-retour sur une corde suspendue à 350 mètres du sol. Pour ce faire, il a dû </p><p>grimper au sommet d’une tour de Galitch, une ville de l'oblast de Kostroma (ouest de la Russie), afin de tendre sa sangle élastique entre deux câbles servant à ancrer la construction. C’est sous le regard de plusieurs amis que le funambule s’est élancé. Sur une vidéo, filmée à l’aide d’un drone, on peut voir le jeune homme marcher avec une aisance déconcertante, alors que le vide se tient sous ses deux semelles. Bien évidemment, il porte une cordelette qui le retient au cas où il chuterait. En images : Eclairé par la lune, il survole Chamonix endormie Outre la prouesse sportive, les images ont permis de rapporter de sublimes vues aériennes des forêts russes blanchies par la neige. «Personne n’a jamais été où nous sommes allés et ne fera ce que nous avons fait», a glissé Maksim Kagin sur son compte Instagram.

« Il faut interdire le glyphosate, cela a trop duré », déclare-t- il . Concernant l ’encadrement des loyers, le député LREM des Hauts-de-Seine indique que « le gouvernement a envie d’ expérimenter le dispositif ».

Il faut continuer à soutenir ces initiatives ! Bakidandy a posté le 05/12/2016 à 11h56. ils ne sont pas prêts d’arrêter d' expérimenter sur les animaux !!! malheureusement pour le TELETHON et le reste !!!

Pour lui, ce qui ne serait pas moral, ce serait de ne pas chercher à améliorer la médecine des hommes, quel qu’en soit le prix à payer par les animaux.

  Faut-il continuer à expérimenter sur les animaux? © Fournis par Slate Claude Bernard et ses élèves, de Léon Lhermitte | Via Wikimedia Commons

Les animaux, des «êtres sensibles»

Le contexte actuel est bien différent de celui de Claude Bernard, et les relations entre notre espèce et les autres animaux ne sont pas comparables. Quelques éléments récents témoignent de cette évolution:

En 2016, la notion d’animal «être sensible», déjà dans le Code rural depuis 1976, apparaît dans le code civil.

En mai 2017, une expertise collective INRA et EFSA portant sur la conscience animale est publiée.

En juin 2017, l’Union européenne lance une plateforme sur le bien-être animal.

La période récente a vu les opposants à l’utilisation des animaux en recherche faire entendre leurs voix. Leurs motivations sont diverses.

Pour Marine Le Pen, le FN doit changer de nom pour être perçu comme "un parti de gouvernement"

  Pour Marine Le Pen, le FN doit changer de nom pour être perçu comme "Aujourd'hui, si nous changeons le Front national alors il faut aussi changer l'appellation", a défendu Marine Le Pen. La présidente du Front national Marine Le Pen a estimé dimanche 7 janvier que son parti devait changer de nom pour être perçu comme un "parti de gouvernement", susceptible de nouer des alliances. Les militants sont "plutôt majoritairement pour un changement de nom" à ce stade du dépouillement des questionnaires envoyés dans le cadre de la "refondation" du parti, a affirmé la dirigeante frontiste lors d'une conférence de presse à Alençon, huitième étape de sa tournée de "refondation". Elle a qualifié de "fake news" le chiffre de 80% des militants opposés avancé par RTL. Si la tendance finale est au changement de nom, "un certain nombre de noms seront suggérés" au congrès du FN le 11 mars et les militants voteront "sur ces noms", a-t-elle dit. "Aujourd'hui, si nous changeons le Front national alors il faut aussi changer l'appellation", a défendu Marine Le Pen. "Si un nom contient une charge qui puisse susciter des craintes, ou (a) une charge émotionnelle qui soit trop forte, et il semblerait que ce soit quand même le cas du Front national, alors il ne faut pas hésiter à se donner les moyens de la victoire", a plaidé l'ancienne candidate à la présidentielle.

D écouvrez le témoignage édifiant d'Audrey, jeune étudiante et adhérente de Pro Anima, qui s'est infiltrée dans des laboratoires de recherches sur les animaux . Pro Anima continue à se battre sur tous les fronts pour abolir l 'expérimentation animale .

Député La République en marche, Gabriel Attal revient sur les récents ralliements dont ceux de Thierry Solère et Gérald Darmanin. « Je suis satisfait que notre majorité continue de s’étendre », déclare l ’élu des Hauts-de-Seine.

La première d’entre elles est philosophique: toute utilisation des animaux par les humains, que ce soit pour se nourrir, se vêtir ou faire des recherches scientifiques, est à bannir. En effet, l’espèce humaine est une espèce parmi les autres; elle n’a aucun droit de disposer des animaux pour ses besoins. Le développement du mouvement vegan est l’expression la plus accentuée de cette philosophie.

Un autre type de motivation est l’affirmation qu’il est impossible de transposer des faits biologiques de l’animal à l’humain. Dans un article de Paris Match de 2015, Claude Reiss, ancien directeur de recherche au CNRS et cofondateur du comité Antidote Europe –dont les objectifs sont d’informer à propos des «dégâts de l’expérimentation animale sur la santé humaine et sur l’environnement et de promouvoir les méthodes substitutives»–, explique:

«L’expérimentation animale est la préhistoire de la science. Utiliser des animaux comme modèles biologiques de l’être humain est un non-sens. Une espèce ne peut pas prédire l’effet d’une substance ou d’un médicament sur une autre espèce: c’est une loi de la biologie. Le chimpanzé, dont le génome présente 98,5% d’homologie avec celui de l’homme, est insensible au virus du sida.»

Suisse: les homards ne pourront plus être plongés dans l'eau bouillante

  Suisse: les homards ne pourront plus être plongés dans l'eau bouillante Le gouvernement suisse a interdit mercredi la pratique culinaire consistant à plonger les homards vivants dans de l'eau bouillante, précisant qu'ils devront être assommés avant d'être mis à mort.Dans le cadre d'une révision des lois relatives à la protection des animaux, le gouvernement fédéral souligne qu'à compter du 1er mars, "la pratique consistant à plonger les homards vivants dans l'eau bouillante, commune dans les restaurants, ne sera plus autorisée".

Les zoos vend les animaux plus vieux au laboratoire pour expérimenter sur les animaux . Pour moi je n’envisage pas la vie des animaux dans des cages, il faut laisser les animaux dans leur Mettons les hommes en cage et les animaux pourront vivre tranquillement et continuer à se reproduire et

76 commentaires à Faut - il « augmenter » les animaux ? Ça me rappelle « Demain les chiens » de Clifford Donald Simak. Je vous le recommande chaudement.

Hormis ces positions radicales, qu’elles défendent l’expérimentation animale à tout prix ou qu’elles la rejettent complètement, des questions continuent à se poser, tant du côté du public que des chercheurs.

Un élément de réponse est la législation. La qualité d’«êtres sensibles» introduite dans le Code civil français en 2016 était en réalité déjà opérante depuis la loi sur la protection de la nature (1976). L'article L214-1 du Code rural est ainsi formulé: «Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce». De ce fait, il n’est plus possible de se donner seulement des droits, il faut aussi assumer des devoirs envers les animaux.

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Une règlementation européenne basée sur les «3R»

La réglementation actuelle repose sur la directive européenne 2010/63/UE concernant les animaux utilisés à des fins scientifiques: datant de 2010, elle a été transposée en droit français en 2013. Elle s’applique aux vertébrés et aux céphalopodes. Elle encadre les pratiques:

Les conditions d’élevage et d’hébergement des animaux doivent obéir à des normes.

Les personnes qui expérimentent doivent avoir une compétence adéquate.

La Suisse interdit désormais de plonger les homards dans l'eau bouillante

  La Suisse interdit désormais de plonger les homards dans l'eau bouillante Les défenseurs des droits des animaux et des scientifiques estiment que les homards ressentent vraisemblablement de la douleur lorsqu'ils sont ébouillantés.

Découvrez le témoignage édifiant d'Audrey, jeune étudiante et adhérente de Pro Anima, qui s'est infiltrée dans des laboratoires de recherches sur les animaux . Pro Anima continue à se battre sur tous les fronts pour abolir l 'expérimentation animale .

Premièrement, il faut que la mise à mort entraîne chez l ’ animal le minimum de souffrance possible. D’où une condamnation sans appel de l ’industrie de la viande de la part de D. Lestel. Deuxièmement, manger de la viande doit être vécu comme une dépendance vis-à-vis des animaux .

Les projets de recherche doivent être autorisés par le ministère chargé de la recherche après avis favorable d’un comité d’éthique, lui-même enregistré auprès du ministère.

Le préambule de la directive européenne précise les objectifs de cette réglementation en quarante-six considérants. Le 11e affirme la volonté de protection des animaux utilisés en recherche:

«Il y a lieu d’envisager systématiquement les principes de remplacement, de réduction et de raffinement lors de la mise en œuvre de la présente directive.»

Ces principes éthiques ont été énoncés par W.M.S. Russell and R.L. Burch en 1959, pour limiter les souffrances subies par les animaux tout au long de leur vie. On les désigne par les «3R», reduction – refinement – replacement:

La réduction est la diminution du nombre des animaux utilisés.

Le raffinement désigne l’amélioration à la fois des conditions de vie des animaux (logement, enrichissement du milieu permettant d’exprimer des comportements propres à chaque espèce…) et des conditions d’utilisation (recours à l’imagerie plutôt qu’à des méthodes invasives, utilisation raisonnée de l’analgésie et de l’anesthésie, mise en œuvre de grilles d’évaluation de l’état des animaux et définition de points limites…).

Le remplacement est le recours à des méthodes alternatives.

Le considérant 10 de la directive européenne affirme que le recours à l’utilisation d’animaux en recherche est «nécessaire pour protéger la santé humaine et animale ainsi que l’environnement». Cependant, il pose également que «la présente directive représente une étape importante vers la réalisation de l’objectif final que constitue le remplacement total des procédures appliquées à des animaux vivants à des fins scientifiques et éducatives, dès que ce sera possible sur un plan scientifique.» Cette annonce de la disparition de la pratique de l’expérimentation animale dans le futur a soulevé des espoirs forts chez les opposants à l’expérimentation animale.

Pourrait-on se passer définitivement de l'expérimentation animale ?

  Pourrait-on se passer définitivement de l'expérimentation animale ? Pourrait-on se passer définitivement de l'expérimentation animale ?Les principales questions qui se posent à ce sujet sont les suivantes : Les humains ont-ils le droit d’utiliser les animaux en recherche ? Les animaux sont-ils indispensables et/ou utiles aux progrès de la médecine ? ​Les animaux souffrent-ils ?

Cela signifie que vous devez savoir comment monter sur l ' animal , devenir familier avec le taureau et le plus important, savoir comment rester dessus. La corde est généralement traitée avec de la résine, ce qui vous permet de continuer à vous agripper même lorsque la corde chauffe.

Le 11 mars 2013, la Commission Européenne confirmait l 'interdiction des tests sur les animaux . Je suis consternée et furieuse de constater que des « protecteurs »(de pacotille !) des animaux rechignent à la signer, sous prétexte qu’ il faut fournir une preuve d’identité !

C’est probablement un des éléments qui a déclenché l’initiative citoyenne européenne (ICE) Stop Vivisection, qui a été présentée à la Commission européenne en 2015. La demande portait sur l’abrogation de la directive, pour la remplacer par un texte visant à renoncer progressivement à la pratique de l’expérimentation animale et rendant obligatoire l’utilisation –dans la recherche biomédicale et toxicologique– de données directement pertinentes pour l’espèce humaine.

La réponse de la Commission européenne a été d’une part de ne pas accepter d’abroger la directive, et d’autre part de s’engager à poursuivre des efforts pour l’application des «3R», en particulier en organisant une conférence afin de progresser vers l’objectif de la suppression progressive de l’expérimentation animale.

La Norvège va interdire les élevages d’animaux à fourrure

  La Norvège va interdire les élevages d’animaux à fourrure Le gouvernement a décidé d’interdire cette production d’ici à 2025, en démantelant de manière progressive ses 200 à 250 fermes, qui exploitent 610 000 visons et 150 000 renards. © HEIKO JUNGE / AFP Une ferme de production de fourrure en Norvège, en 2010. En Norvège, les défenseurs des animaux ont repris du poil de la bête. Le gouvernement a décidé d’interdire la production de fourrure d’ici à 2025, en démantelant de manière progressive ses élevages.

En décembre 2016, une conférence scientifique «Non-animal approaches, the way forward» a donc été organisée à Bruxelles. Le programme portait d’une part sur des méthodes permettant de limiter la souffrance animale, et d’autre part sur des méthodes alternatives. Mais cela n’a pas répondu à l’attente du mouvement Stop vivisection, qui a organisé en parallèle une contre-conférence dont l’objectif principal était d’argumenter sur l’inutilité voire la nocivité des essais faits avec les animaux. Par la suite, comme cela était prévu, la Commission européenne a réexaminé la directive: la majorité l’a considéréee comme efficace et nécessaire et aucun amendement n’a été proposé.

Incompréhensions de part et d’autre

Toute cette affaire montre à quel point il existe une incompréhension entre les opposants à l’expérimentation animale et la communauté des chercheurs.

Il est sans doute simpliste de penser qu’il y a d’un côté des arguments subjectifs reposant sur la volonté de protéger les animaux et de l'autre des arguments scientifiques reposant sur la volonté de progresser en biologie et biomédecine.

De nombreux arguments scientifiques montrent que l’arrêt de l’expérimentation animale conduirait à un appauvrissement des travaux de recherche en biologie et médecine. Une grande partie des Prix Nobel de ces domaines ont été attribués pour des découvertes pour lesquelles le recours aux modèles animaux avait apporté des éléments décisifs, y compris pour les prix les plus récents.

Par ailleurs, il est difficile d’imaginer comment, sans aucun recours à des animaux vivants, par des méthodes in vitro ou des modèles mathématiques, on pourrait étudier les systèmes très complexes impliqués dans de nombreuses fonctions physiologiques et dans de nombreuses pathologies. On peut citer les recherches sur les maladies neurodégénératives, l’étude des processus tumoraux, les rôles et interrelations du microbiote intestinal… Les exemples sont nombreux. Précisons aussi que dans tous ces domaines de recherche, certains essais se font avec des animaux, mais d’autres font appel à des méthodes alternatives.

La question de la transposition de résultats scientifiques d’une espèce animale à une autre doit toujours être une préoccupation. Les vétérinaires savent bien que les maladies des animaux qu’ils ont à traiter ou leurs réactions aux traitements peuvent différer d’une espèce à une autre. Cependant, de très nombreuses similitudes existent et la connaissance des génomes montre la proximité entre certaines espèces animales et l’espèce humaine.

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Des mesures pour garantir le respect dû aux animaux

Concrètement, comment se passe une expérimentation sur les animaux? On l’a dit, le projet doit être autorisé par le ministère chargé de la recherche après avis favorable d’un comité d’éthique, qui veille à ce que l’objectif scientifique et les méthodes choisies soient valides, qu’il n’existe pas de méthodes alternatives permettant de ne pas utiliser d’animaux vivants et que toutes les mesures soient prises pour limiter toute souffrance des animaux.

Lors du déroulement, en plus de la responsabilité propre des chercheurs concernés, tout le personnel technique participe au suivi des animaux afin de garantir que leurs conditions de vie soient les meilleures possible. D’ailleurs, dans chaque établissement, une ou plusieurs personnes sont désignées comme responsables du bien-être des animaux; elles participent à la qualité des essais et améliorent l’acceptabilité des procédures par l’ensemble des personnels au contact des animaux. Toutes ces mesures sont indispensables pour que le respect dû aux animaux de laboratoire soit réel.

En conclusion, le choix n’est pas entre modèles animaux ou méthodes alternatives, mais plutôt dans la complémentarité, en posant pour principe que le recours aux animaux ne se fera que lorsqu’il n’existe aucune autre possibilité.

Pour les chercheurs et les personnels impliqués, la recherche animale est source de questionnements et parfois de souffrance. S’il semble bien impossible de se passer des modèles animaux à court et moyen terme, le respect des animaux doit, au-delà de l’application de la réglementation, être au centre des réflexions éthiques.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

  Faut-il continuer à expérimenter sur les animaux? © Fournis par Slate

La liberté n'est peut-être pas pour tout de suite. | Sipa via Pixabay CC0 License by © Faut-il continuer à expérimenter sur les animaux? La liberté n'est peut-être pas pour tout de suite. | Sipa via Pixabay CC0 License by

La Norvège va interdire les élevages d’animaux à fourrure .
Le gouvernement a décidé d’interdire cette production d’ici à 2025, en démantelant de manière progressive ses 200 à 250 fermes, qui exploitent 610 000 visons et 150 000 renards. © HEIKO JUNGE / AFP Une ferme de production de fourrure en Norvège, en 2010. En Norvège, les défenseurs des animaux ont repris du poil de la bête. Le gouvernement a décidé d’interdire la production de fourrure d’ici à 2025, en démantelant de manière progressive ses élevages.

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