Sport Pétrole: les tensions sur l'offre mondiale vont encore peser sur le marché

13:30  12 juillet  2018
13:30  12 juillet  2018 Source:   msn.com

Le pétrole rebondit un peu à New York

  Le pétrole rebondit un peu à New York Les cours du pétrole ont légèrement rebondi mardi sur le marché new-yorkais Nymex, au lendemain d'une chute de plus de 4%, les investisseurs s'attendant à une contraction des stocks de brut aux Etats-Unis tout en continuant à s'inquiéter d'une hausse de la production mondiale. Les stocks américains de pétrole brut sont attendus en baisse de 3,5 millions de barils la semaine dernière, montre une enquête Reuters. L'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) publiera ses statistiques mercredi.

Le pétrole recule encore après la hausse surprise des stocks américains. Les cours du pétrole vont baisser. Le pétrole américain dépasse 75 dollars, inquiétude sur l ' offre mondiale . tensions géopolitiques. La hausse d'avril est un peu moins marquée en dollars (+9,0 % après +1,3

Moscou: Le marché du pétrole peut encore être l'un des plus grands risques pour l'économie du pays. Paris: Le marché pétrolier, plombé par une offre excédentaire, va commencer à se rééquilibrer à partir de Le pétrole américain dépasse 75 dollars, inquiétude sur l ' offre mondiale .

En juin, l'offre libyenne de pétrole a chuté après la prise de contrôle de certaines installations par les autorités parallèles © Fournis par AFP En juin, l'offre libyenne de pétrole a chuté après la prise de contrôle de certaines installations par les autorités parallèles

Les problèmes de production qui affectent plusieurs importants pourvoyeurs d'or noir dans le monde vont continuer de peser sur le marché cette année, alors que les marges de manœuvre ailleurs vont devenir limitées, a alerté jeudi l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

"Une partie de ces difficultés sur la production devrait se résoudre, mais le nombre important de perturbations nous rappelle la pression sur l'offre mondiale de pétrole", prévient l'AIE dans son rapport mensuel sur le pétrole.

FMI: guerre commerciale, un risque pour la croissance mondiale

  FMI: guerre commerciale, un risque pour la croissance mondiale Le Fonds monétaire international s'inquiète pour la croissance mondiale du conflit commercial entre les Etats-Unis et ses partenaires économiques. Globalement les prévisions de croissance du FMI pour 2018 restent inchangées, mais il y a des gagnants et des perdants. Si les tensions commerciales actuelles s'intensifient encore, il y a des risques à court terme de ralentissement de la croissance. Le FMI maintient une prévision de croissance mondiale en 2018 de 3,9% et ne modifie pas, pour l'instant, son appréciation de la croissance aux Etats-Unis, 2,9% et en Chine, 6,6%.

Bien que cette dernière projection, portée notamment par la banque anglaise Standard Chartered paraisse exagérée, le contexte économique mondial laisse à penser que les cours du baril vont encore se Une offre de pétrole disponible sur les marchés largement supérieure à la demande

La bataille mondiale sur le marché pétrolier « ne fait que commencer », prévient l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Pourtant, Riyad n’a pas gagné la guerre du pétrole de schiste. De nombreux puits ont fermé aux Etats-Unis, mais la production de shale oil a été encore peu affectée

Depuis plusieurs semaines, le Venezuela, le Canada, la Norvège ou encore la Libye, même si la situation semble s'améliorer pour cette dernière, ont vu leur production baisser ou être pénalisée par des problèmes sur certains sites.

D'autres producteurs, Arabie saoudite et Russie en tête, ont compensé en pompant davantage de brut et l'offre mondiale a quand même crû de 370.000 barils par jour (b/j) en juin à 98,8 millions de barils par jour (mbj), mais selon l'agence, "aucun signe" ne montre que ce relèvement de la production dans les pays qui en ont les capacités sera suffisant pour "apaiser les craintes d'une contraction du marché".

Et "cela deviendra un problème encore plus grand, dans la mesure où l'augmentation de la production dans les pays du Golfe et en Russie, aussi bienvenue soit-elle, se fait au détriment du matelas de sécurité des capacités mondiales disponibles, qui pourrait atteindre ses limites", prévient le bras énergétique des pays de l'OCDE.

Le pétrole termine en baisse de plus de 4% à New York

  Le pétrole termine en baisse de plus de 4% à New York Les cours du pétrole ont terminé en baisse de plus de 4% sur le marché new-yorkais Nymex, le Brent étant tombé à un creux de trois mois, avec la réouverture des ports libyens et en vue d'une hausse de l'offre de la Russie et d'autres producteurs.Le contrat août sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a perdu 2,95 dollars, soit 4,15%, à 68,06 dollars le baril.

En outre, du côté de l ' offre , la levée des sanctions vis-à-vis de l'Iran va permettre à ce pays d'offrir plus de volume sur le marché mondial . Avoir du pétrole sous la main quand il est haut est une bonne stratégie qui va payer! Ceci dit, des tensions énorme vont se faire sur le prix du baril entre

Cette décision américaine pourrait notamment réduire la capacité de l’Iran à exporter du pétrole brut, sa principale source de revenus publics, et peser sur le marché mondial du pétrole .

- Pire à venir en Iran -

En juin, l'offre libyenne a chuté de 260.000 b/j du fait de l'interruption de la majorité des exportations après la prise de contrôle de certaines installations par les autorités parallèles. La Compagnie nationale libyenne, reconnue par la communauté internationale, a toutefois annoncé mercredi avoir repris la gestion des terminaux pétroliers.

La production a continué de baisser au Venezuela (-60.000 b/j), sans espoir d'un rebond à court terme, selon l'AIE, comme en Angola (-60.000 b/j), ainsi qu'en Iran du fait d'un recul des exportations. Et selon l'AIE, l'impact du retour des sanctions américaines ne se fera pleinement sentir que plus tard dans l'année.

Dans les pays non membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), des problèmes sur certains sites et gisements en Alberta (Canada) et en Norvège ont perturbé la production, alors que des tensions sociales entre la compagnie Shell et ses salariés dans ce pays pourraient encore limiter l'offre.

LEAD 1-L'Opep voit une baisse de la demande de son pétrole en 2019-rapport

  LEAD 1-L'Opep voit une baisse de la demande de son pétrole en 2019-rapport L'Opep prévoit une baisse de la demande pour son pétrole brut l'année prochaine en raison d'un ralentissement de la croissance de la consommation et d'une hausse des extractions de ses concurrents, laissant présager le retour d'une offre excédentaire malgré l'accord d'encadrement de la production.Donnant ses premières prévisions de 2019 dans son rapport mensuel publié mercredi, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) estime que la demande mondiale de brut couverte par ses 15 pays membres sera en moyenne de 32,18 millions de barils par jour (bpj) l'an prochain, soit 760.000 bpj de moins que cette année.

La levée des sanctions contre l’Iran pourrait avoir un impact « important » sur les marchés mondiaux du pétrole , en faisant baisser les prix Si cette prévision s’avérait, les prix du pétrole , déjà déprimés par l’abondance de l ’ offre mondiale , reculeraient ainsi de près de 21 % par rapport aux cours actuels.

(3) Les incertitudes pesant sur la volonté politique des pays de l'OPEP à satisfaire entièrement la croissance de la demande mondiale . a) Des tensions sur le marché qui ont vocation à perdurer. A court terme, les prix du pétrole vont rester élevés et très volatils.

Par ailleurs, la hausse de la production au Brésil depuis le début de l'année est inférieure aux prévisions.

Conséquence: l'AIE a légèrement abaissé à 1,97 mbj (contre 2 mbj auparavant), sa prévision de croissance de la production hors Opep pour cette année, et table sur une hausse "modeste" de 1,84 mbj l'an prochain, avec un ralentissement attendu aux Etats-Unis.

- "Vulnérabilité" -

"Cette vulnérabilité soutient actuellement les cours du pétrole et devrait continuer à le faire", constate l'agence. Si les cours ont globalement reculé en juin, ils sont repartis à la hausse à la fin du mois avec un rebond de 7% pour le Brent de la mer du Nord et de 13% pour le "light sweet crude" (WTI) à New York.

Pour assurer la stabilité du marché, l'Arabie saoudite et la Russie ont intensifié leur production. Le royaume saoudien a pompé 430.000 b/j supplémentaires, et la Russie près de 100.000 b/j. Et 24 pays, dont les membres de l'Opep et la Russie, se sont mis d'accord le 22 juin pour augmenter leur production. La Russie s'est dit prête à ajouter 200.000 b/j durant le second semestre 2018.

Mais seuls trois pays -l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Koweït - disposent de capacités de production supplémentaires et immédiatement mobilisables pour continuer de compenser les baisses ailleurs dans le monde, estime l'Agence.

Ils pourraient ajouter 500.000 b/j dès juillet et Ryad projette notamment de pomper jusqu'à 11 mbj, ce qui ramènerait ses capacités encore disponibles sous les 1 mbj, un niveau "sans précédent", remarque l'AIE, qui alerte depuis plusieurs mois sur le manque d'investissement mondial pour mettre en service de nouvelles capacités.

En parallèle l'AIE a maintenu sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2018 et 2019 à 1,4 mbj.

L'excédent chinois avec les USA risque d'aggraver les tensions .
par Yawen Chen et Elias Glenn

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