Sport Génération 98 : l'entrée dans la Coupe du monde

21:07  13 juin  2018
21:07  13 juin  2018 Source:   francetvinfo.fr

Mondial-1998, les 20 ans: Karembeu à l'AFP: "Il y a eu une génération Mai 1968, et une de Juillet 1998"

  Mondial-1998, les 20 ans: Karembeu à l'AFP: "Il y a eu une génération Mai 1968, et une génération Juillet 1998", confie à l'AFP Christian Karembeu, convaincu que le triomphe mondial de la génération 'black-blanc-beur' a été -- au-delà de l'exploit sportif -- comme "une révélation pour dire qui on est", une France "multiculturelle".QUESTION: Ce sacre historique a-t-il changé votre vie ? Vingt ans après, mesurez-vous encore plus la portée de votre victoire ?

Découvrez notre collection Coupe du Monde Ce modèle existe aussi pour Homme. Et 1, et 2, et 3-0, I will survive, 12 juillet, Aimé, “Après avoir vu ça, on peut mourir tranquille…” seule la génération 98 peut comprendre !

20 ans après le sacre mondial de l’équipe de France, il y a “évidemment un peu de pression, un clin d’œil” à la génération de 1998. Celui qui était alors capitaine de l’équipe de France avait remporté la Coupe du monde en 1998.

Ce 12 juin, c'était leur premier match de Coupe du monde en 1998, à Marseille (Bouches-du-Rhône), au stade Vélodrome. Les Bleus jouaient contre l'Afrique du Sud. "Dans une coupe du Monde il faut surtout bien démarrer", rappelle Zinédine Zidane. "Le premier match il est toujours difficile, car il va décider de la suite", abonde Henri Émile, intendant de l'équipe de France en 98. Et les Bleus ne sont pas confiants : "La veille on fait un entraînement catastrophique, on a pris 7-0 ou 7-1", précise Zinédine Zidane. "Prêts pour faire une grande Coupe du Monde" "Sur ce premier match, il y a une certaine pression. Quand tu rentres dans le stade, tu sens que quelque chose est en train de se passer, tu as envie de vivre ce moment-là", se remémore Bernard Diomède, champion du monde en 98. "L'ambiance était folle, incroyable. On a su que l'on était prêts à ce moment-là, pour faire une grande Coupe du Monde", explique Youri Djorkaeff.

Génération 98 : après la victoire finale, la France en liesse .
"C'était un tsunami. On en prenait tellement que tu ne savais plus où tu habitais". Bixente Lizarazu, champion du monde en 1998 , se remémore avec émotion le moment où, pour célébrer avec les supporters leur victoire en Coupe du monde face au Brésil, les Bleus sont montés dans un bus à impériale, direction l'avenue des Champs-Élysées. Les joueurs de l'équipe de France finissent par rejoindre leur camp de base à Clairefontaine (Yvelines) dans la soirée. "On met beaucoup de temps pour revenir à Clairefontaine, on arrive très tard, et on va finir très tard. On peut même dire qu'on n'a pas dormi", se rappelle Laurent Blanc, interrogé par Jacques Vendroux. "C'est une image assez folle" "C'était fou. Au moment où le bus a amorcé son virage et qu'on s'est retrouvés plein axe sur les Champs-Élysées et que j'ai vu cette foule jusqu'à l'Arc de Trimphe, c'était incroyable", décrit Bixente Lizarazu. "Il y a un million de personnes sur les Champs-Élysées, c'est là qu'on s'aperçoit que ça appartient à tout le monde", estime Zinédine Zidane. "C'est plus des supporters, mais le peuple qui descend sur les Champs-Élysées pour nous voir et voir la Coupe du monde. Pour moi, c'est une image assez folle", se rappelle Robert Pirès. Au lendemain du défilé, les Bleus sont accueillis par Jacques Chirac à l'Élysée. "L'équipe de France est très fière d'avoir remporté cette Coupe du monde et de voir toute la population française heureuse", déclare alors Aimé Jacquet, sélectionneur de l'époque. "On est champions du monde, mais vous aussi et toute la France", conclut Didier Deschamps, alors capitaine des Bleus.

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