Monde International - Catalogne : 700 maires pro-référendum menacés d’arrestation

09:05  14 septembre  2017
09:05  14 septembre  2017 Source:   Le Parisien

Pour François Baroin, la fin des contrats aidés engendre "des situations humaines éprouvantes"

  Pour François Baroin, la fin des contrats aidés engendre Les maires ne décolèrent pas après l'annonce de la suppression des contrats aidés. Ils se sont réunis mercredi pour dénoncer la politique du gouvernement et appellent les ministres en charge du dossier à reprendre les discussions. © Fournis par Francetv infoLa fronde ne faiblit pas : les maires sont toujours aussi en colère après l'annonce de la suppression des emplois aidés. Ils se sont réunis mercredi 6 septembre pour dénoncer la politique du gouvernement et appellent les ministres concernés à reprendre les discussions. Ils estiment que la confiance est rompue avec le gouvernement.

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Le Parisien: Barcelone, 11 septembre. Des centaines de milliers de séparatistes ont manifesté pour la fête catalane de la Diada.© AFP/Pau Barrena. Barcelone, 11 septembre. Des centaines de milliers de séparatistes ont manifesté pour la fête catalane de la Diada.

75% des maires catalans entendent organiser le scrutin d'autodétermination du 1er octobre. Madrid menace

Plus de 700 maires de Catalogne prêts à organiser un référendum d'autodétermination interdit risquent désormais des poursuites judiciaires, voire une arrestation, selon une décision prise mercredi par le parquet général d'Espagne. L'annonce, intervenue à la veille du lancement jeudi soir de la campagne des séparatistes pour le référendum, a encore davantage échauffé les esprits dans cette région de 7,5 millions d'habitants.

Référendum en Catalogne : Rajoy dénonce un "acte intolérable de désobéissance"

  Référendum en Catalogne : Rajoy dénonce un Le chef du gouvernement espagnol a annoncé que son gouvernement demandait à la Cour constitutionnel d'annuler la loi sur l'organisation du référendum, adoptée mercredi. © Fournis par Francetv infoMadrid réagit. Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a déclaré, jeudi 7 septembre, que "la convocation d'un référendum d'autodétermination" par les dirigeants de la Catalogne "représentait un acte intolérable de désobéissance aux institutions démocratiques".

Après un peu plus de cinq années d’existence, Velochrono raccroche. Une telle décision est extrêmement lourde à prendre. Elle a été pesée, sous-pesée. Mûrie. Plusieurs fois repoussée. Mais, finalement, il a bien fallu se rendre à l’évidence. Les raisons ? Il y en a bien plus d’une, et si vous

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La tension s'était déjà accrue la semaine dernière quand le parlement catalan avait adopté, coup sur coup, une loi d'organisation du référendum et une loi de déconnexion d'avec l'Espagne en cas de victoire du «oui», aussitôt suspendues par la Cour constitutionnelle. Dans une note, le parquet général ordonne aux procureurs des quatre provinces de Catalogne de citer à comparaître, «en tant que mis en examen», les maires soupçonnés de coopérer «à l'organisation du référendum illégal» du 1er octobre.

Au cas où un maire ne répondrait pas, le parquet demande «d'ordonner son arrestation» pour qu'il soit amené au parquet «dans les plus brefs délais». Or 712 maires de la région sur 948 seraient disposés à mettre des locaux à disposition de l'exécutif catalan pour organiser ce référendum, selon la dernière liste diffusée par l'Association des municipalités pour l'indépendance (AMI). «Nous n'avons rien à cacher, et quand nous serons convoqués par les parquets, nous leur dirons (...) que nous continuerons à travailler pour pouvoir voter le 1er octobre», a déclaré à des journalistes la présidente de l'AMI, Neus Lloveras.

Bagdad limoge un gouverneur en faveur de l'indépendance du Kurdistan

  Bagdad limoge un gouverneur en faveur de l'indépendance du Kurdistan Le Parlement de Bagdad a voté jeudi la destitution du gouverneur de Kirkouk, fervent partisan de l'indépendance kurde, à 11 jours du référendum d'autodétermination du Kurdistan irakien. Bagdad a choisi de croiser le fer avec Erbil en limogeant, jeudi 14 septembre, le gouverneur d'une province disputée ayant pris parti pour le référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien, prévu le 25 septembre. Le Parlement fédéral a voté le limogeage du gouverneur kurde de la province de Kirkouk, Najm Eddine Karim, à l'unanimité des 173 députés présents et à l'appel du Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi.

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«Qu'ils nous arrêtent ! Ils sont fous !»

«Si une personne est poursuivie par la justice, cette personne a un problème, mais quand plus de 700 maires sont poursuivis par la justice, ce ne sont pas les maires qui ont un problème, c'est la justice», a déclaré Miquel Buch, maire de Premià de Mar (28 000 habitants) et membre du PDeCAT (conservateur et indépendantiste). «Qu'ils nous arrêtent! Ils sont fous!» a de son côté réagi David Rovira, maire de l'Espluga de Francoli (3.800 habitants), également PDeCAT.

Le maire ERC (gauche indépendantiste) de la ville de Solsona (9.000 habitants), David Rodriguez Gonzalez, a lancé: «Tout cela démontre que la transition du franquisme (dictature de Francisco Franco, de 1939 à 1975, NDLR) à la démocratie s'est faite avec beaucoup de lacunes».

Le président indépendantiste de Catalogne, Carles Puigdemont, qui a convoqué le scrutin et fait l'objet d'une enquête notamment pour «désobéissance», a souligné sur Twitter que 712 maires représentaient «75% des édiles de Catalogne». La CUP, petit parti d'extrême gauche séparatiste, a de son côté assuré que les maires issus de ses rangs ne comparaîtraient pas et dénoncé «la stratégie de répression de l'Etat».

Manifestation de plus de 700 maires catalans en défi à l'Etat espagnol

  Manifestation de plus de 700 maires catalans en défi à l'Etat espagnol Aux cris de "nous voterons" et "indépendance", plus de 700 des 948 maires de Catalogne ont affiché samedi à Barcelone leur détermination à organiser un référendum d'autodétermination pour leur région, malgré les poursuites judiciaires. Le gouvernement espagnol s'est engagé à empêcher ce référendum déclaré anticonstitutionnel par la justice. Mais plus des deux tiers des maires catalans se sont déjà engagés à ouvrir leurs locaux municipaux pour le vote, convoqués le 1er octobre par l'exécutif indépendantiste de cette région du nord-est de l'Espagne.

Blabla 18-25 ans. Guerre des Consoles. Communauté. Le délire Pro -CoreeDuNord de la "dissidence" va-t-il trop loin ? JuanKhoyaBorja 37 12:58:58. Mais quel dechet je viens à peine de me lever

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«Le niveau de crispation peut être terrible»

Les Catalans sont profondément divisés selon les sondages, même si plus de 70% d'entre eux souhaiteraient un référendum légal pour trancher la question. Sur les dix villes catalanes les plus peuplées, six ont à ce stade refusé de s'impliquer directement dans l'organisation du scrutin, dont la capitale régionale Barcelone (1,6 million d'habitants). La Catalogne vit depuis le début des années 2010 une poussée de fièvre indépendantiste, liée notamment à l'annulation partielle du nouveau statut d'autonomie qui lui conférait des compétences élargies et le titre de «Nation» dans l'État espagnol.

Lundi, des centaines de milliers de personnes ont ainsi de nouveau défilé à Barcelone en faveur du référendum et du «oui»à l'indépendance. Depuis 2012, les séparatistes - majoritaires au parlement régional - réclament un référendum d'autodétermination, déclaré anticonstitutionnel par la justice.

Le roi Felipe VI, peu enclin à prendre parti, a dit mercredi être sûr que «la Constitution prévaudra sur toute rupture du vivre-ensemble». «L'appareil répressif de l'État fonctionne quand la désobéissance est réduite», souligne le professeur de droit constitutionnel, Javier Perez Royo. «Mais quand on a des centaines de municipalités, le gouvernement d'une région, d'autres autorités administratives, comment faire? (...) Le niveau de crispation peut être terrible».

VIDEO - Un bébé en pleurs interrompt le direct de son papa journaliste .
Alors qu'il intervenait en direct sur la chaine canadienne Ici-Télé, le journaliste Henry de Laguérie a dû stopper son intervention suite aux pleurs incessants de sa petite fille.À lire également

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