Monde La Corée du Nord essuie une nouvelle série de sanctions, votée à l'unanimité

09:20  12 septembre  2017
09:20  12 septembre  2017 Source:   L’Obs

En réponse à Pyongyang, Séoul procède à des exercices de tirs de missiles

  En réponse à Pyongyang, Séoul procède à des exercices de tirs de missiles L'armée sud-coréenne a mené, dimanche soir, des manœuvres impliquant des missiles balistiques, en réponse à l'essai nucléaire nord-coréen. Parallèlement, Séoul réclame à l'ONU un durcissement des sanctions contre Pyongyang. La Corée du Sud a mené, dimanche 3 août, des manœuvres impliquant des missiles balistiques, en réponse à l'essai nucléaire effectué par la Corée du Nord, a rapporté l'agence officielle sud-coréenne Yonhap.

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L'ambassadeur chinois aux Nations unies, Liu Jieyi, lors de la réunion du conseil de sécurité sur la Corée du Nord, le 11 septembre 2017© Copyright 2017, L'Obs L'ambassadeur chinois aux Nations unies, Liu Jieyi, lors de la réunion du conseil de sécurité sur la Corée du Nord, le 11 septembre 2017

Les propositions des USA ont été votées par la Chine et la Russie, plus proches soutiens de la Corée du Nord.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté lundi 11 septembre à l'unanimité et à l'initiative des Etats-Unis une nouvelle batterie de sanctions contre la Corée du Nord, interdisant ses exportations de textile et réduisant ses approvisionnements en pétrole et en gaz.

Cette huitième série de mesures, soutenue par la Chine et la Russie, les plus proches soutiens de la Corée du Nord, vise à punir ce pays pour son essai nucléaire du 3 septembre. Par ses sanctions, chaque fois plus sévères, l'ONU veut pousser Pyongyang à négocier ses programmes d'armement nucléaire et conventionnel, jugés menaçants pour la stabilité mondiale.

Corée du Nord : Merkel et Trump veulent de nouvelles sanctions

  Corée du Nord : Merkel et Trump veulent de nouvelles sanctions Angela Merkel et Donald Trump ont eu un échange téléphonique sur la Corée du Nord lundi. La chancelière allemande Angela Merkel et le président américain Donald Trump ont souhaité lundi lors d'un entretien téléphonique que l'ONU adopte de nouvelles sanctions sévères contre la Corée du Nord.Les deux dirigeants "partagent le point de vue que la communauté internationale doit encore accroître la pression sur le régime nord-coréen et que le Conseil de sécurité de l'ONU doit adopter rapidement de nouvelles sanctions plus sévères", a indiqué le porte-parole de la chancellerie, Steffen Seibert, dans un communiqué.

Communiqué supprimé de l'Espace Datapresse.

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"Nous ne cherchons pas la guerre"

Pour les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France ou l'Italie, la résolution adoptée lundi est "très solide", "équilibrée" et permet à l'ONU d'affirmer "unité" et "détermination".

"Nous ne cherchons pas la guerre", a assuré l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, qui avait la semaine dernière assuré que Pyongyang "ne demandait que ça". Lundi, elle a admis que la Corée du Nord n'avait "pas franchi un point de non-retour".

Le premier projet de texte américain, rendu public mercredi, était "maximal" sur "absolument tout", selon les termes d'un diplomate. Il prévoyait un embargo total sur le pétrole, les produits pétroliers et le gaz, le renvoi en Corée du Nord de ses expatriés (environ 93.000 selon Washington), le gel des avoirs de Kim Jong-Un, l'interdiction d'importer du textile nord-coréen et des inspections par la force de navires en haute mer suspectés de violer les résolutions de l'ONU.

Essais nucléaires nord-coréens : le risque de pollution radioactive suscite l'inquiétude à la frontière avec la Chine

  Essais nucléaires nord-coréens : le risque de pollution radioactive suscite l'inquiétude à la frontière avec la Chine Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se prononcer lundi sur de nouvelles sanctions sévères contre Pyongyang, qui multiplie les essais nucléaires. En Chine, l'inquiétude gagne les populations qui vivent près de la frontière avec la Corée du Nord. © Fournis par Francetv infoLe Conseil de sécurité de l’ONU est appelé à voter, lundi 11 septembre, une huitième série de sanctions contre le régime de Pyongyang, qui continue de défier le monde avec ses essais nucléaires.

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Prétentions à la baisse

Pour s'assurer du soutien de la Russie et de la Chine lors du vote, Washington a dû cependant revoir à la baisse ses prétentions et renforcer les paragraphes liés à la recherche d'une solution "pacifique" à la crise.

Après plusieurs jours de négociations intensives, l'embargo sur le gaz naturel a été gardé mais pour le pétrole, les ventes seront limitées à 500.000 barils pendant trois mois à partir du 1er octobre pour passer à 2 millions de barils à partir du 1er janvier pour une période de 12 mois.

Cela représente une réduction de 10% des produits pétroliers, selon le département américain de l'Energie, qui estime à 2,2 millions de barils les importations nord-coréennes. Pyongyang importe essentiellement de l'essence et du diesel de Chine, selon les Etats-Unis.

"C'est un pied dans la porte", a fait valoir un diplomate sous couvert d'anonymat, pour qui, même avec des concessions, le texte adopté reste très fort.

Les nouvelles sanctions prises contre la Corée du Nord auront-elles un effet ?

  Les nouvelles sanctions prises contre la Corée du Nord auront-elles un effet ? Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité un huitième train de sanctions contre la Corée du Nord, mais les experts sont sceptiques quant à l'impact immédiat de cette mesure. © Fournis par Francetv infoLes sanctions ont été édulcorées par la Chine et la Russie. Lundi 11 septembre à New York, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité une résolution contre la Corée du Nord, après un essai nucléaire le 3 septembre. Le texte interdit notamment les exportations de textile de la Corée du Nord, réduit les approvisionnements en pétrole et prévoit un embargo sur les livraisons de gaz.

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Mesures sur les expatriés et les navires

Lors des discussions, le gel des avoirs du dirigeant nord-coréen, dont Moscou ne voulait pas, a été retiré du texte. Les Etats-Unis ayant assuré ne pas vouloir de changement de régime, il est difficile de viser directement Kim Jong-Un, a plaidé Moscou, selon une source diplomatique.

L'interdiction concernant le textile n'a pas posé de problème.

Les mesures concernant les expatriés nord-coréens et les inspections de navires suspects sont moins strictes que dans le texte initial, surtout à la demande de Moscou, selon des diplomates. La Russie ferait travailler quelque 35.000 expatriés nord-coréens.

Lors de la dernière résolution de sanctions, adoptée le 5 août, le nombre de travailleurs expatriés nord-coréens avait été plafonné. La nouvelle résolution prévoit une information sur l'échéance des contrats de travail de ces expatriés.

La nouvelle résolution ajoute Pak Yong Sik, un des responsables du programme de missiles, sur une liste noire en même temps que trois agences nord-coréennes, dont celle responsable de la propagande du régime.

Contourner les sanctions avec des cyberattaques?

  Contourner les sanctions avec des cyberattaques? Pyongyang aurait intensifié ses piratages virtuels pour contourner les sanctions de plus en plus fortes à son encontre, selon plusieurs experts en hacking.

JF 18, Elles ont 18 ans et encore fraiches.

Nouvelle adresse du forum : SERVIR & DEFENDRE.

"Contournements nombreux"

Précédant l'adoption du texte, la Corée du Nord avait exprimé haut et fort son opposition aux nouvelles mesures. Elle a averti les Etats-Unis qu'elle leur infligerait "la plus grande des souffrances et des douleurs" s'ils persistaient à vouloir que l'ONU durcisse les sanctions à son encontre. La Corée du Nord "fera en sorte d'être absolument sûre que les Etats-Unis en payeront le prix", a précisé Pyongyang.

Le dernier train de sanctions internationales, le 5 août, faisait suite à deux tirs de missiles intercontinentaux nord-coréens. Il interdit les importations de charbon, de fer et de la pêche venant de Corée du Nord, et vise à priver ce pays d'un milliard de dollars de recettes par an.

Les effets de sanctions ne peuvent se mesurer que sur le très long terme. A titre d'exemple, il a fallu plus de dix ans de sanctions pour amener l'Iran à négocier son programme nucléaire.

Dans un rapport publié ce week-end, des experts de l'ONU notent que "plus le régime de sanctions est étendu" pour la Corée du Nord, "et plus les contournements sont nombreux" venant de ce pays, que ce soit pour "l'embargo sur les armes", "les sanctions financières" ou "sectorielles sévères".

Leur document dénonce aussi une application aléatoire des sanctions et précise que Pyongyang est passé maître dans l'art d'utiliser des pays tiers pour acheminer ses cargaisons ou conclure des transactions financières.

(Avec AFP)

Corée du Nord : Donald Trump et Xi Jinping s'engagent à "maximiser la pression" .
Selon la Maison Blanche, le président américain et son homologue chinois se sont accordés sur une "application vigoureuse des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU" à l'égard de la Corée du Nord, lundi 18 septembre. Les États-Unis et la Chine affichent une position commune sur le dossier nord-coréen, lundi 18 septembre. Le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping se sont engagés à "maximiser la pression sur la Corée du Nord" lundi, "via une application vigoureuse des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU", a annoncé la présidence américaine.

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