Monde Donald Trump arrive au Royaume-Uni et met les pieds dans le Brexit

19:50  12 juillet  2018
19:50  12 juillet  2018 Source:   liberation.fr

Donald Trump au Royaume-Uni : A peine arrivé, il a déjà enfreint le protocole ! (Vidéo)

  Donald Trump au Royaume-Uni : A peine arrivé, il a déjà enfreint le protocole ! (Vidéo) Alors qu'il est actuellement en Angleterre afin de rencontrer la reine Elizabeth II, Donald Trump a créé la polémique en multipliant les erreurs de protocole. Non Stop Zapping vous en dit plus.Donald Trump est en voyage officiel au Royaume-Uni. Pour la première fois, il y rencontre la reine Elizabeth II. Une entrevue hautement contestée par le peuple britannique, qui multiplie les manifestations à l'encontre de sa venue.

Avant de se décider à mettre enfin les pieds au Royaume - Uni – premier pays à l’avoir invité après son élection – il aura effectué dix-sept autres visites à l’étranger. Donald Trump n’a jamais caché qu’il jugeait très positivement le Brexit .

Le Royaume - Uni doit quitter l’Union européenne à la fin de mars 2019, tout en restant dans l ’union douanière pendant une période de transition jusqu’à la fin de 2020, le temps de mettre en place un nouveau partenariat. Imaginez Donald Trump faire le Brexit .

Donald et Melania Trump sortant de Air Force One après avoir atterri à Stansted Airport, au nord de Londres, le 12 juillet 2018. © BRENDAN SMIALOWSKI Donald et Melania Trump sortant de Air Force One après avoir atterri à Stansted Airport, au nord de Londres, le 12 juillet 2018.

Avant même de poser le pied sur le sol britannique, le président américain a émis des doutes sur le genre de Brexit que le gouvernement britannique tente de négocier.

Donald Trump est comme toutes les Miss Monde. Finalement, au-delà de tout, ce qu’il souhaite, c’est que «les gens soient heureux». Et puis aussi «la paix dans le monde». A priori, sa manière d’y arriver peut surprendre : piétiner ou bousculer toutes les alliances passées, mettre les pieds dans le plat de la politique intérieure des pays alliés ou balancer une grosse critique en passant. Mais, comme toutes les candidates au titre de plus belle femme du monde, il a un style particulier, bien à lui.

Selon Donald Trump, la reine estime que le Brexit est un "problème très complexe"

  Selon Donald Trump, la reine estime que le Brexit est un Le président a déjà provoqué l'ire des autorités durant sa visite de quatre jours au Royaume-Uni en critiquant la Première ministre Theresa May pour la manière dont elle gère le Brexit. © Fournis par Francetv info Nouveau faux pas du président américain. Donald Trump a enfreint le protocole royal en rendant publique sa conversation privée avec la reine Elizabeth II qui, selon lui, estime que le Brexit est un "problème très complexe", dans une interview accordée au Mail on Sunday (en anglais), dimanche 15 juillet.

La visite officielle de Donald Trump au Royaume - Uni débute ce jeudi dans un climat hostile. Le président américain arrivera dans l 'après-midi en provenance La rédaction vous conseille. Trump et Poutine se rencontreront le 16 juillet à Helsinki. Theresa May déstabilisée par la révolte des pro- Brexit .

“Imaginez Donald Trump faire le Brexit ”, a-t-il songé. Mais, en fait, à la fin, on pourrait arriver à quelque chose. C’est une pensée très, très agréable”. Au Royaume - Uni , ce dernier dérapage du ministre des Affaires étrangères, habitué à mettre dans l ’embarras Mme May, laissait les

Avant de se décider à mettre enfin les pieds au Royaume-Uni – premier pays à l’avoir invité après son élection – il aura effectué dix-sept autres visites à l’étranger. C’est dire son enthousiasme. Pourtant, comme il l’a rappelé dans une conférence de presse à la fin d’un sommet de l’OTAN tendu, jeudi à Bruxelles, il «aime beaucoup le Royaume-Uni, j’y possède beaucoup de maisons, partout, en Écosse, en Irlande, partout». Personne dans l’assemblée n’a souhaité lui rappeler que la République d’Irlande est en fait un pays indépendant depuis bientôt cent ans.

Pour cette visite de quatre jours, dont deux de visite privée pour jouer au golf en Écosse, où sa «mère est née et où je possède beaucoup de maisons», tout a été fait pour éviter clashes et autres drames. Parce que, même si le président américain estime que «les Britanniques m’aiment beaucoup», des dizaines de milliers de personnes devaient manifester contre sa visite jeudi et vendredi dans diverses régions du royaume. «Il y aura peut-être des manifestations, mais je crois que les gens du Royaume-Uni, je pense que ces gens, ils m’aiment beaucoup, et ils sont extrêmement d’accord avec moi sur l’immigration et je pense que c’est pour ça que vous avez eu le Brexit, à cause de l’immigration».

Brexit: Accueilli en grande pompe, Donald Trump humilie Theresa May dans la presse

  Brexit: Accueilli en grande pompe, Donald Trump humilie Theresa May dans la presse En visite au Royaume-Uni, le président américain a prévenu qu'il n'y aurait pas d'accord de libre-échange si Londres maintient une relation avec l'UE

"Imaginez Donald Trump faire le Brexit ", a-t-il songé. Le Royaume - Uni doit quitter l'UE fin mars 2019 tout en restant dans l 'union douanière pendant une période de transition jusqu'à fin 2020, le temps de mettre en place un nouveau partenariat.

"Imaginez Donald Trump faire le Brexit ", a-t-il songé. Au Royaume - Uni , ce dernier dérapage du ministre des Affaires étrangères, habitué à mettre dans l 'embarras Mme May, laissait les observateurs abasourdis.

«We can work it out»

Il ne verra pas beaucoup de «gens du Royaume-Uni», dans la mesure où son séjour a été soigneusement programmé pour éviter toute rencontre gênante. À peine atterri jeudi en début d’après-midi sur l’aéroport de Stansted, au nord de Londres, Donald et Melania Trump, qui arboraient tous deux une mine renfrognée, ont été embarqués en hélicoptère vers Regent’s Park et Winfield House, la somptueuse résidence de l’ambassadeur américain Woody Johnson. Il y a été accueilli sous l’air très approprié de We can work it out des Beatles («nous pouvons y arriver», ndlr). Le président devait y rencontrer des membres de la communauté américaine, puisqu’il a refusé de visiter la nouvelle ambassade à Battersea, sur la rive sud de la Tamise, dont il n’approuve ni l’apparence ultra-moderne, ni la localisation.

Dans la soirée, il devait être reçu par Theresa May pour un dîner de gala à Blenheim Palace, près d’Oxford, la résidence de naissance de Winston Churchill. Des manifestants devraient l’y accueillir, même s’ils auront été maintenus à distance respectueuse. Les entretiens «de travail» auront lieu vendredi avec Theresa May à Chequers, la résidence de campagne des Premiers ministres britanniques, avant une tasse de thé avec la reine Elizabeth II à Windsor Palace.

Brexit: Trump a conseillé à Theresa May d’attaquer l’Union européenne

  Brexit: Trump a conseillé à Theresa May d’attaquer l’Union européenne Le président américain a été très critiqué lors de sa visite en Grande-Bretagne… © INS News Agency Ltd./Sh/SIPA Philip et Theresa May accueillent Donald et Melania Trump au Blenheim Palace pendant leur visite en Grande Bretagne le 12 juillet 2018. Toujours dans la nuance. Le président américain, Donald Trump aurait, selon les révélations de la Première ministre britannique, suggéré à cette dernière d’attaquer en justice l’Union européenne pour faire avancer le dossier Brexit. C’est Theresa May qui a avoué cette anecdote étonnant dans l’émission The Andrew Marr Show de la BBC dimanche soir.

« Imaginez Donald Trump faire le Brexit », s’est pris à rêver le ministre britannique des Affaires étrangères, qui veut agir vite et fermement pour un Brexit sans concession. Les options post- Brexit pour la relation Royaume - Uni -UE.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, a une nouvelle fois mis les pieds dans le plat: le Brexit risque de s’«effondrer», a-t-il prévenu «Imaginez Donald Trump faire le Brexit , a-t-il songé. Royaume - Uni A Salisbury, l’agent innervant Novitchok a frappé au hasard 05 juillet 2018.

Si Theresa May espérait éviter toute polémique, elle aura été rapidement déçue. Donald Trump n’a jamais caché qu’il jugeait très positivement le Brexit. Comme le président russe Vladimir Poutine, qu’il rencontrera lundi à Helsinki - «la partie la plus facile» de son séjour européen, a-t-il dit - il ne porte pas dans son cœur l’Union européenne et salue le moindre élément pouvant porter atteinte à son existence.

Encore à Bruxelles, le président américain s’est donc permis de remarquer que d’une part le Royaume-Uni était franchement «dans la tourmente» et que «le Brexit, c’est le Brexit». «J’ai beaucoup lu sur le Brexit ces derniers jours et il a l’air de tourner un peu différemment dans la mesure où ils ont l’air de se réengager, au moins partiellement, avec l’Union européenne», a-t-il dit. Donald Trump faisait référence aux nouvelles propositions de négociations avec l’UE du gouvernement britannique, qui ont provoqué en début de semaine la démission de trois ministres mais n’ont été publiées que jeudi après-midi. Ce «white paper» suggère une forme d’union douanière avec l’UE pour les biens et marchandises.

«Les gens ont voté pour se séparer (de l’UE, ndlr) alors j’imagine que c’est ce qu’ils devraient faire, mais peut-être qu’ils prendront une route différente», a dit Donald Trump, l’air pincé, avant d’ajouter perfidement : «je ne suis pas sûr que ce soit ce pour quoi ils ont voté».

LEAD 1-May défend son "livre blanc" sur le Brexit .
La Première ministre britannique Theresa May a prévenu dimanche les membres du Parti conservateur qu'il n'y aurait pas de Brexit du tout si ces derniers ne soutenaient pas son plan pour maintenir des relations commerciales aussi étroites que possible avec l'Union européenne."Mon message au pays ce week-end est simple : il ne faut pas perdre de vue l'objectif. Sinon, nous risquons de finir sans aucun (accord de) Brexit", écrit-elle sur Facebook.

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