France Filière jihadiste de Cannes-Torcy: début des plaidoiries de la défense

15:20  19 juin  2017
15:20  19 juin  2017 Source:   AFP

A Cannes, une pluie de billets tombe du ciel sous les yeux ébahis des passants

  A Cannes, une pluie de billets tombe du ciel sous les yeux ébahis des passants Dimanche dernier, une femme a jeté entre 5000 et 9000 euros en grosses coupures par la fenêtre d'un immeuble cannois.Des passants à Cannes (dans les Alpes-Maritimes) ont eu cette vision peu commune: une pluie de billets est tombée du ciel en pleine rue. Cette scène, c'est le gérant d'un fast-food cannois qui la relate, dans les colonnes de Nice-Matin.

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Croquis d'audience montrant Jérémy Bailly, membre présumé de la cellule djihadiste © Fournis par AFP Croquis d'audience montrant Jérémy Bailly, membre présumé de la cellule djihadiste "Cannes-Torcy" le 20 avril 2017 à la cour d'Assises de Paris

Ne pas juger "dans la peur": la défense a pris la parole lundi aux assises de Paris, pour trois jours de plaidoiries, au procès de vingt membres présumés de la filière jihadiste de Cannes-Torcy, avant un verdict attendu jeudi soir.

"Ici et maintenant, c'est la justice, ce n'est pas la croisade", a lancé Me Michel Konitz, le premier à plaider, après un lourd réquisitoire qui a "joué sur la peur" alors que la France est toujours la cible d'attaques jihadistes.

Les victimes de l'attentat de Sarcelles en 2012 vivent encore dans "la peur"

  Les victimes de l'attentat de Sarcelles en 2012 vivent encore dans "La peur" et "la perte de la légèreté": un couple de clients de l'épicerie casher de Sarcelles en 2012 a décrit lundi aux assises de Paris les quelques minutes d'effroi qui suivirent l'attentat à la grenade et des années de souffrance. Cet attentat est le principal fait d'armes de la filière jihadiste dite de Cannes-Torcy dont vingt membres présumés sont jugés depuis le 20 avril par la cour d'assises spéciale de Paris pour répondre de ce crime, ainsi que de projets d'attaques dans le sud de la France et de départs en Syrie.Ce 19 septembre 2012, Joëlle B. et son mari finissent leurs courses.

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Depuis deux mois, vingt hommes - dont trois en fuite - sont jugés devant la cour d'assises spéciale chargée des crimes terroristes pour leur appartenance à une filière dangereuse "qui a porté le jihad sur le sol français" et est "prête à recommencer".

Le ministère public a requis des peines de deux ans à la perpétuité contre ces hommes pour un attentat à la grenade contre une épicerie casher de Sarcelles (Val-d'Oise), qui n'a pas fait de mort, ainsi que des projets d'attaques dans le sud de la France et des départs en Syrie.

"Même si on doit combattre de toutes nos forces les terroristes, il ne faut pas qu'ils fassent reculer notre état de droit", a plaidé Me Konitz, s'adressant à la cour composée de magistrats professionnels.

"On a commencé ce procès par une commémoration, il ne faut pas terminer par une abjuration", a-t-il ajouté, en référence à la minute de silence imposée au deuxième jour du procès à la mémoire d'un policier tué sur les Champs-Elysées et dénoncée comme une instrumentalisation par la défense.

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  Attaque à Bamako : les premiers suspects arrêtés L'enquête a avancé depuis l'attentat visant des étrangers près de Bamako. D’après le ministre malien de la Sécurité, Salif Traoré, cinq suspects ont été arrêtés lundi, au lendemain de l’attentat visant des étrangers près de Bamako. Selon les premiers bilans, une Malienne et un Portugais travaillant pour l’Union européenne, ainsi qu’une Française figurent parmi les victimes. Les réactions de solidarité internationale se succèdent au lendemain de ce premier attentat anti-occidental depuis plus d'an dans la capitale malienne, qui a fait au moins quatre morts, outre les assaillants, mais dont une quarantaine de civils ont réchappé.

"C'est insupportable de jouer sur la peur. Et devant des magistrats comme vous, c'est totalement inutile", a-t-il espéré, ajoutant avec ironie: "Il y a ce truc, vous savez... à force de ne pas s'en servir, on l'oublie... Ah le doute! Ce doute qui doit profiter à l'accusé".

Me Konitz a dénoncé les "approximations" et les "mensonges" de l'accusation, qui a jeté tous les accusés ensemble dans le grand sac de la culpabilité, gommant les différences, biaisant les faits.

Sept ans de prison ont été requis contre son client, Michaël Amselem, qui comparaît libre. Le jeune homme a reconnu avoir acheté du salpêtre à la demande des chefs du groupe et donné de nombreux détails aux enquêteurs. "Il a fourni lui-même les éléments qui lui valent sa mise en cause, ses déclarations ont été déterminantes" pour l'enquête, a-t-il répété.

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La justice enquête

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