Entreprise Banques : un compromis de Bâle sur les règles post-crise financière

19:50  07 décembre  2017
19:50  07 décembre  2017 Source:   latribune.fr

Le casse-tête des banques face à l'argent du livret A

  Le casse-tête des banques face à l'argent du livret A Un amendement au projet de loi de finances pour 2018 met les banques français dans l'embarras. Elles ne pourront plus confier à la Caisse des Dépôts l'intégralité des avoirs présents sur les livrets A de leurs clients. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que cette arrivée d'argent n'est pas vue d'un bon œilQui va payer les pots cassés ? Une mesure bien cachée du budget 2018, dénichée par le journal Les Échos, pourrait bien changer la donne quant à la charge de l'argent du livret A.

"Le gouvernement a décidé d'ouvrir une commission royale pour nous assurer davantage que notre système financier fonctionne efficacement." (avec AFP). Banques : un compromis de Bâle sur les règles post - crise financière .

Plusieurs places boursières envisagent de créer prochainement des plate-formes d'échanges d'instruments financiers à terme (produits dérivés) basés sur le Bitcoin. Banques : un compromis de Bâle sur les règles post - crise financière .

Le comité de Bâle, qui décide les règles mondiales de solvabilité des banques, harmonise et renforce les exigences de fonds propres mais pas de façon aussi drastique que le craignaient les banques européennes, en particulier françaises. Le plancher de capitaux est fixé à 72,5% et une longue période de transition est prévue. Le gouverneur de la Banque de France juge l'accord "juste et raisonnable."

Les discussions auront duré près de deux ans et patinaient depuis près d'un an : les banques centrales et autorités financières d'une trentaine de pays, qui se réunissent au sein du comité de Bâle pour revoir les principaux standards de régulation prudentielle des banques, ont enfin abouti à un accord, annoncé ce jeudi après-midi depuis le siège de la Banque centrale européenne (BCE). "Je suis ravi et fier d'annoncer que nous avons trouvé un accord" a déclaré Mario Draghi, le président de la BCE et du Groupe des gouverneurs de banque centrale et des responsables du contrôle bancaire (GHOS), qui a approuvé cet accord.

Australie : quatre grandes banques visées par une enquête nationale

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Banques : un compromis de Bâle sur les règles post - crise financière . Le comité de Bâle , qui décide les règles mondiales de solvabilité des banques , harmonise et renforce les exigences de fonds propres mais pas de façon aussi drastique que le craignaient les banques européennes

a annoncé jeudi être parvenu à un accord pour finaliser les dernières modalités d'un vaste éventail de réformes engagées après la crise financière de 2008-2009. Ce dernier volet visait à définir certaines règles de calcul des risques présents dans les bilans des banques et surtout à réduire les disparités

Le point sur lequel achoppaient les discussions était l'introduction d'un plancher de fonds propres (« capital output floor ») qui doit "réduire les bénéfices des modèles internes utilisées par les banques" dans le calcul des risques, parfois de façon excessive pour diminuer la charge en capital imposée par la réglementation, comme l'a expliqué Mario Draghi :

"Ce plancher est de 72,5%. Vous comprenez bien que c'est un compromis. Les pays membres du GHOS se sont engagés à le mettre en place dans les meilleurs délais" a assuré le président de la BCE.

"Un accord juste et raisonnable" pour la Banque de France

Ce sont deux modèles d'évaluation des risques dans les bilans des banques qui s'opposaient. Les banques européennes, françaises en particulier, mais aussi japonaises, défendaient le recours aux modèles internes d'évaluation - qui servent à estimer le risque de défaut sur les crédits, qu'il s'agisse de prêts immobiliers, de dette d'entreprise ou souveraine, en fonction de la notation interne - contre la méthode standard, largement utilisée aux Etats-Unis. La méthode standard a le défaut d'être trop uniforme : pourquoi appliquer le même risque de 100% à toutes les entreprises «même dotées de toutes les garanties et bien notées » relève ainsi l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR-Banque de France) « alors que certains États de l'OCDE, pourtant pondérés à 0%, ont pu se révéler risqués. »

Bitcoin : les banques centrales mettent en garde contre le côté spéculatif

  Bitcoin : les banques centrales mettent en garde contre le côté spéculatif Le gouverneur de la Banque de France et l'un des gouverneurs de la Banque centrale américaine ont fait des déclarations alertant du côté spéculatif du Bitcoin et du risque d'une généralisation de son usage. Les mises en garde contre le bitcoin se multiplient alors que la monnaie virtuelle, au cours très volatil, avoisine les 10.00 dollars. Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a alerté vendredi à Pékin sur le caractère spéculatif du bitcoin, lors d'une intervention à l'occasion du Forum financier franco-chinois à Pékin.

Un compromis à 72,5%. Les banques américaines estimaient avoir accompli plus d’efforts que les européennes pour renforcer leurs fonds propres après la crise .

Les banques se doivent d’être d’une grande solidité financière compte tenu des effets d’une faillite éventuelle d’une banque sur la stabilité de tout le système financier et, au-delà, de l’économie tout La crise de 2007/2008 a montré les insuffisances des règles concernant les ratios de solvabilité.

Les banques françaises se disent défavorisées parce qu'elles évaluent la solvabilité des emprunteurs sur leurs revenus futurs et non la valeur du bien pour le crédit à l'habitat par exemple, leurs prêts immobiliers sont donc peu risqués, tandis que les banques américaines titrisent leurs prêts à l'habitat et les sortent ainsi de leur bilan.

La directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF), Marie-Anne Barbat-Layani, n'a cessé de répéter qu'il valait "mieux pas d'accord qu'un mauvais accord."

Le principe même d'un plancher de fonds propres faisait consensus chez les banquiers centraux. L'objectif du comité de Bâle était d'éviter les trop grandes divergences d'une banque à l'autre et de "rendre sa crédibilité au concept d'actifs pondérés par les risques" a insisté Mario Draghi. Les opposants aux tripatouillages des modèles internes réclamaient un plancher compris entre 70% et 75% du niveau standard : le GHOS a coupé la poire en deux. Le compromis accepté par la France tient aussi au délai accordé: une longue période de transition de cinq ans est prévue à partir de l'entrée en vigueur de ces standards au 1er janvier 2022, soit jusqu'en 2027.

Crédits immobiliers: les taux bas ne compenseront plus toujours la hausse des prix en 2018

  Crédits immobiliers: les taux bas ne compenseront plus toujours la hausse des prix en 2018 Quasi stables depuis avril, les taux d'intérêt des crédits immobiliers accordés aux particuliers par les banques en France ne devraient remonter que lentement en 2018, mais ne compenseront plus partout la hausse des prix, estiment les professionnels. En novembre, les taux des prêts du secteur concurrentiel, toutes durées confondues, se sont établis à 1,54% contre 1,55% en moyenne en octobre, a annoncé mardi l'observatoire Crédit Logement/CSA. "Depuis En novembre, les taux des prêts du secteur concurrentiel, toutes durées confondues, se sont établis à 1,54% contre 1,55% en moyenne en octobre, a annoncé mardi l'observatoire Crédit Logement/CSA.

Les banques et les marchés financiers sont réglementés. Il y a d’abord eu la réforme Bâle I, ensuite est venue Bâle II et sa révision Bâle 2,5. Suite à la crise financière

Cela devrait conduire à les maintenir aux bilans de la banque , soit (1) individuel et. L. a crise financière a pris une telle ampleur et consti-tue une telle En IFRS, les normes applicables sont IAS 39 pour la décompta-bilisation des instruments financiers et IAS 27 - SIC 12 pour la consolidation.

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, qui siège au comité de Bâle, a réagi dans la foulée :

"La mise en place du plancher de fonds propres sera suffisamment progressive pour éviter des augmentations de capital excessives et préserver un financement adéquat de nos économies. L'accord est un compromis juste, raisonnable et définitif. L'accord sur Bâle 3 signifie clairement qu'il n'y aura pas de Bâle 4."

Améliorer la confiance après la crise

Mario Draghi, le président de la BCE et du groupe des gouverneurs de banque centrale et des responsables du contrôle bancaire (GHOS) du comité de Bâle s'est dit © Fournis par La Tribune Mario Draghi, le président de la BCE et du groupe des gouverneurs de banque centrale et des responsables du contrôle bancaire (GHOS) du comité de Bâle s'est dit "ravi et fier" de présenter l'accord trouvé qui est un compromis à l'issue de près de deux ans de discussions.

Interrogé, Stefan Ingves, le gouverneur de la banque centrale suédoise et président du comité de Bâle, qui militait pour un plancher plus élevé, a toutefois qualifié de "très bon chiffre" le 72,5%. A la question de savoir si le système était désormais à l'épreuve des crises, il a répondu :

"Nous sommes en meilleure forme, nous le serons encore plus après l'application de cet accord. Mais il est impossible de prédire l'avenir."

Mario Draghi a estimé de son côté que "le système est beaucoup plus résilient" qu'après la crise financière.

"L'approbation, aujourd'hui, des réformes de Bâle III constitue une étape majeure qui assurera une plus grande solidité du dispositif de fonds propres et améliorera la confiance dans les systèmes bancaires. Le programme approuvé par le GHOS parachève la réforme globale du cadre réglementaire lancée à la suite de la crise financière" commente-il dans le communiqué.

Bercy alerte sur la hausse du crédit aux grandes entreprises .
Le Haut conseil de stabilité financière envisage de limiter l’exposition des banques aux grandes entreprises françaises les plus endettées, à 5% de leurs fonds propres. S’il écarte un risque de crédit, il juge préoccupante la dynamique d’endettement des grands groupes, sans citer de nom. Il y avait eu plusieurs avertissements, de la part du gouverneur de la Banque de France ces derniers mois, sur la forte hausse de l'endettement des entreprises, mais aussi des ménages français par rapport aux autres pays européens.

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