Entreprise Quel modèle économique pour l'agriculture urbaine ?

08:55  10 juillet  2018
08:55  10 juillet  2018 Source:   latribune.fr

Nissan avoue avoir falsifié les données d'émission de polluants

  Nissan avoue avoir falsifié les données d'émission de polluants Le groupe automobile japonais a reconnu que des process internes de certification n'ont pas respecté les protocoles prévus par la loi. Nissan poursuit ses investigations en interne afin d'en savoir davantage sur l'ampleur de cette fraude.Le constructeur d'automobiles japonais Nissan a reconnu lundi que la plupart de ses usines au Japon avaient employé des méthodes de contrôle de pollution de véhicules inappropriées.

Mais ce secteur naissant dans la capitale belge peine encore à attirer les consommateurs, faute d’un modèle économique suffisamment abouti. Paris s’est fixé comme objectif de végétaliser 100 hectares d’ici 2020 dont un tiers consacré à l ’ agriculture urbaine .

C’est le signe d’une pratique qui fait de plus en plus d’adeptes en Belgique comme ailleurs : l ’ agriculture urbaine . Mais ce secteur naissant dans la capitale peine encore à attirer les consommateurs, faute d’un modèle économique suffisamment abouti.

Alors que les potagers se multiplient en ville, rares restent les projets qui prospèrent grâce à la vente de leurs produits. La majorité se fondent sur des modèles économiques hybrides, intégrant l'offre d'expériences voire de services écosystémiques.

Copropriétés d'entreprises, administrations, mais aussi hôpitaux, écoles, centres sportifs, musées... Tous les types de toitures et d'espaces vacants ont nourri les 33 projets lauréats de la deuxième saison de l'appel d'offres Parisculteurs, lancé en 2018 par la mairie de Paris afin d'y cultiver plus de 9 hectares. Ils viennent s'ajouter aux 47 projets choisis lors de la première édition en 2016, ainsi qu'aux nombreux autres potagers qui depuis quelques années fleurissent spontanément dans la capitale française, comme dans l'ensemble des grandes villes du monde.

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  Biodiversité : en écho au plan Hulot, 65 entreprises s'engagent Dix engagements communs et 427 engagements individuels ont été présentés le 10 juillet dans le cadre d'une démarche promue par l'association Entreprises pour l'environnement. Volontaires et rarement assortis d'échéances précises ou d'objectifs mesurables, elles représentent néanmoins une nouvelle dynamique, a reconnu Nicolas Hulot, tout en soulignant sa détermination à aller plus loin. Lors de la présentation de son plan interministériel pour la biodiversité, le 4 juillet, le ministère de la Transition écologique et solidaire avait insisté sur la philosophie qui le sous-tend : rassembler l'ensemble des acteurs autour d'une cause jusqu

- " Quel modèle économique pour l ’ agriculture urbaine ?" par Véronique Saint-Ges, économiste à l’INRA au sein de l’équipe Agricultures Urbaines . Phénomène en plein essor , l ’ agriculture urbaine fera l’objet d’une conférence pendant le SITEVI.

Mais ce secteur naissant dans la capitale belge peine encore à attirer les consommateurs, faute d’un modèle économique suffisamment abouti. Paris s’est fixé comme objectif de végétaliser 100 hectares d’ici 2020 dont un tiers consacré à l ’ agriculture urbaine .

Mais si l'agriculture urbaine semble en plein essor, elle peine encore à trouver un modèle économique. Les exemples de fermes urbaines misant pour prospérer sur les revenus de la vente de leurs produits sont, en effet, encore plutôt rares. L'un des plus connus est celui des Fermes Lufa à Montréal, où 2.500 kilos de légumes et herbes fraîches sont consommés quotidiennement par quelque dizaines de milliers d'urbains, et où la recherche de la rentabilité guide le choix des cultures et des techniques. Un autre, nouveau, est celui de la "Ferme Abattoir", la plus grande ferme aquaponique du monde, qui vient d'ouvrir ses portes à Bruxelles. En combinant une culture de végétaux hors sol avec une production animale en milieu aquatique, elle doit produire chaque année 35 tonnes de bars rayés, 15 tonnes de tomates, 120.000 barquettes de micropousses et 140.000 pots de plantes aromatiques, pour des magasins ou des restaurateurs locaux.

Crédit Agricole réorganise sa banque de financement et d'investissement

  Crédit Agricole réorganise sa banque de financement et d'investissement La Banque verte annonce l'arrivée de Jacques Ripoll, ex-Santander ex-Société Générale, à la tête de sa BFI, de la gestion de fortune et des services aux institutionnels. Deux nouveaux directeurs généraux adjoints sont nommés, Jean-François Balaÿ (risques et contrôle) et Isabelle Girolami (marchés de capitaux). Entre la perspective du Brexit et les jeux de chaise musicale, une nouvelle génération de banquiers prend le pouvoir chez les grands acteurs de la place.

- " Quel modèle économique pour l ’ agriculture urbaine ?" par Véronique Saint-Ges, économiste à l’INRA au sein de l’équipe Agricultures Urbaines . Phénomène en plein essor , l ’ agriculture urbaine fera l’objet d’une conférence pendant le SITEVI.

École d'été sur l ' agriculture urbaine . Les projets en agriculture urbaine seront‐ils vraiment porteurs d’emploi, de développement économique , de dynamiques territoriales ?

Si Steven Beckers, fondateur de la société à l'origine du projet, Bigh, espère atteindre l'objectif d'amortir en six-sept ans les 2,7 millions d'euros investis, c'est d'une part grâce à la spécificité du projet, fondé sur une démarche d'économie circulaire et une parfaite intégration au bâtiment, permettant d'économiser l'énergie et les matières premières utilisées, d'autre part grâce à des prix majorés au nom du caractère local et "zéro déchets" des produits, expliquait-il lors d'une conférence en janvier.

Coûts technologiques et espaces réduits

En dehors de ces quelques modèles toutefois, divers facteurs semblent faire obstacle à la rentabilité de l'agriculture urbaine. Les consommateurs sont bien prêts à payer un peu plus cher, mais dans certaines limites. Or, sur les toits, où pour des raisons de poids les projets de culture hors sol représentent souvent la seule option, les coûts de l'investissement sont souvent extrêmement élevés, soulignait lors de la même conférence, organisée par la société de conseil Greenflex, Grégoire Bleu, président de La Boîte à Champignon et de l'Association française d'agriculture urbaine professionnelle. Sans compter la concurrence des projets d'installation de panneaux photovoltaïques...

Les sols, laissés pour compte de la stratégie de l’UE pour le climat

  Les sols, laissés pour compte de la stratégie de l’UE pour le climat Le changement climatique provoque des dégâts sur l’agriculture, et l’utilisation des terres contribue au réchauffement de la planète. Pourtant, les sols attirent peu l’attention des décideurs politiques dans leur stratégie sur le climat. Un article de notre partenaire Euractiv. Lors d'une conférence  organisée par la Commission européenne, les 10 et 11 juillet, Andrea Kohl, directrice de programme chez WWF, a tiré la sonnette d'alarme:« Les sols sont complètement sous-estimés lorsque nous parlons de changement climatique », a-t-elle déclaré.

L ’ agriculture urbaine est une forme émergente ou réémergente de pratiques agricoles effectuées en ville. En effet, les activités agricoles (petits élevages, jardins, aquaculture ) ont logiquement toujours existé dans les villes ou à proximité pour des raisons pratiques d'approvisionnement alimentaire.

L ’ agriculture urbaine individuelle est en plein développement que ce soit les toitures végétalisées, le « home farming », le mouvement Re-Farm the City. Lorsque son modèle économique sera prouvé, son développement sera fulgurant.

Le potentiel mondial, d'ailleurs, très limité bien qu'encore largement inexploité, décourage l'espoir de déployer massivement l'agriculture urbaine pour en faire une alternative aux cultures des campagnes. En comptant les espaces vacants, les toits et les murs - mais en excluant les espaces récréatifs -, les surfaces urbaines cultivables représenteraient en effet entre 367.000 et 641.000 km², selon une étude menée par des chercheurs de l'université chinoise Tsinghua et des universités américaines de Berkeley (Californie) et d'Arizona, publiée en janvier par Earth's Future et citée par Sciences et Avenir. L'hypothèse haute correspondrait à un dixième de la ville de Shangaï. Même en choisissant les meilleures cultures par rapport à chaque milieu, elles pourraient produire entre 100 et 180 millions de tonnes de nourriture par an : un chiffre à comparer aux 6.500 millions de tonnes de végétaux récoltés annuellement au monde. Les revenus annuels seraient compris entre 65 et 122 millions d'euros.

Budgets RSE et expériences récréatives

Coupe du monde : le Lloyd's avait prédit la victoire de la France

  Coupe du monde : le Lloyd's avait prédit la victoire de la France Le marché de l'assurance de Londres avait évalué la valeur des équipes en lice et déduit que les Bleus étaient la plus chère à assurer. Il avait déjà prédit la victoire de l'Allemagne en 2014.Si les banques ont échoué à prédire le vainqueur de la Coupe du monde, en s'appuyant sur les statistiques et l'analyse de données à grande échelle, il est un gagnant plus discret : le Lloyd's of London. Le grand marché de l'assurance et de la réassurance de Londres, du haut de ses 330 ans, s'était risqué il y a un mois à émettre son propre pronostic : "la France gagnera la Coupe du monde FIFA 2018 sur la base de la valeur assurable" avait-il annoncé  le 12 juin dernier.

Mais ce secteur naissant dans la capitale belge peine encore à attirer les consommateurs, faute d’un modèle économique suffisament abouti. Paris s’est fixé comme objectif de végétaliser 100 hectares d’ici 2020 dont un tiers consacré à l ’ agriculture urbaine .

Cette filière qui essaime sur les toits, dans les tunnels ou les parkings et cherche à récréer un lien avec la nature doit encore trouver son modèle économique . L’accès à la totalité de l’article est protégé Déjà abonné ? Identifiez-vous. L ’ agriculture urbaine peut-elle nourrir les villes ?

C'est donc bien à cause de ces difficultés et perspectives industrielles restreintes qu'aujourd'hui la majorité des projets se fondent sur des modèles économiques hybrides, voire poursuivent d'autres objectifs que le rentabilité. Au Japon par exemple, les investissements de nombreux géants high-tech dans l'agriculture urbaine s'expliquent non seulement par l'accident Fukushima, à l'origine d'une méfiance croissante des Japonais vis-à-vis des produits venant des campagnes, mais aussi par la volonté de tester et ensuite commercialiser des technologies innovantes, explique un article récent de Slate. En Île-de France, les fermes urbaines sont souvent financées par les budgets RSE d'entreprises de la grande distribution telles que Carrefour, qui d'une part tentent ainsi de renouer le lien de confiance avec les consommateurs et les territoires, d'autre part testent de nouvelles manières de s'approvisionner dans l'avenir.

Beaucoup d'autres projets, bien plus frugaux en termes de nouvelles technologies, se fondent en revanche sur la vente d'une expérience associée à celle des produits. En France, c'est justement le modèle de La Boîte à Champignons, qui commercialise un produit clé en main pour cultiver des pleurotes à partir de marcs de café d'entreprises, et dont la maison mère, UpCycle, propose également un service de conseil sur l'agriculture urbaine indoor. C'est aussi le concept de Peas&Love, qui loue des parcelles de potagers à des riverains, ainsi que les services d'un "community farmer" : les citadins y récoltent leurs produits, mais profitent également des bénéfices psychologiques d'un bout de nature privatisé, ainsi que de la satisfaction morale de participer à un projet environnemental - biens de plus en plus convoités.

Transition énergétique : quel rôle pour l'intelligence artificielle ?

  Transition énergétique : quel rôle pour l'intelligence artificielle ? Le 29 mars dernier, le mathématicien de renommée mondiale et député Cédric Villani a présenté un rapport intitulé Donner un sens à l'intelligence artificielle. Ce recueil de propositions et de pistes à explorer vise à faire de la France un pays de référence en matière d'intelligence artificielle. Un domaine qui participera activement à la transition énergétique. L'intelligence artificielle. C'est le premier grand dossier auquel s'est attelé le député Cédric Villani, élu à l'Assemblée nationale en juin 2017 sous l'étiquette La République en marche.

Le nouveau modèle de l ’ agriculture urbaine . Cet article a été réalisé à partir de l’étude menée par les étudiants du master 101 « Politique générale et stratégies des entreprises » de l’Université Paris-Dauphine dans le cadre du trophée de l’Intelligence économique qui s’est déroulé le 9 avril 2018.

Son objectif est de promouvoir une régulation des marchés agricoles en créant de nouveaux outils d’évaluation ( modèle économique , indicateurs,…) et en formulant des Cette désinformation est, pour le MOMA, à la racine du « désamour » des citoyens européens pour leur agriculture .

Une centaine milliards d'euros de services écosystémiques

Si l'agriculture urbaine semble en plein essor, elle peine encore à trouver un modèle économique. © Fournis par La Tribune Si l'agriculture urbaine semble en plein essor, elle peine encore à trouver un modèle économique.

L'affirmation de ces modèles correspond à la véritable valeur ajoutée de l'agriculture urbaine. Si sa capacité à nourrir la planète restera en effet sans doute marginale, ce sont surtout les services écosystémiques rendus aux villes et à leurs territoires qui colorent, en effet, de rose son avenir : restauration de la biodiversité, des sols, des cycles courts, de la culture alimentaire, du lien social, voire valorisation de l'immobilier... Selon l'étude publiée dans Earth's Future, la réduction de transport et de consommation d'énergie, le rafraîchissement de l'air, l'isolation des bâtiments, la dépollution, etc. garantis par l'agriculture urbaine pourraient faire économiser entre 75 et 150 milliards d'euros par an. À Detroit d'ailleurs, sinistrée après la faillite de 2013, les potagers urbains ont fait des miracles de résilience.

Pas de surprise alors que la municipalité de la ville du Michigan, qui reprend au fur et à mesure le contrôle du territoire, continue plutôt de soutenir la dynamique. Ni que Paris mette gratuitement à disposition des espaces. L'avenir de l'agriculture urbaine pourrait alors bien dépendre du soutien des villes.

Industrie : le solde commercial à son plus bas niveau historique .
Malgré une hausse de la production et de l'emploi, l'industrie a encore aggravé son déficit commercial de 7 milliards d'euros en 2017 en raison notamment d'une forte hausse des importations. Le commerce extérieur français reste toujours à la peine. Selon une récente étude de la direction générale des entreprises (DGE), le solde des produits manufacturés a reculé encore de 7,1 milliards d'euros en 2017 pour atteindre un déficit cumulé de 51 milliards d'euros, un record depuis le début des années 2000.

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