Culture Comme Bérengère Krief dans «L'École est finie», ces jeunes profs ont atterri dans l'inconnu

12:30  12 juillet  2018
12:30  12 juillet  2018 Source:   slate.fr

Bérengère Krief : "Je revendique la liberté de pouvoir faire ce que l'on veut, quel que soit son sexe"

  Bérengère Krief : L'humoriste, en pleine préparation de son prochain spectacle, était l'invitée du "Club de l'été", mardi matin sur Europe 1.Bérengère Krief va bientôt faire son retour sur scène. L'humoriste est actuellement en pleine préparation de son prochain spectacle. "Je suis dans les prémices, (...) j'espère être sur scène à la rentrée prochaine", indique-t-elle dans Le Club de l'été sur Europe 1. En attendant, les fans de la comédienne peuvent la voir dans L'école est finie, en salles le 11 juillet, dans lequel elle interprète une professeure d'anglais fraîchement diplômée.

Tu sais, si j’avais eu de la patience j’aurais été prof . Mais bon, ça m’aurait beaucoup tourmentée car j’aurais hésité entre être : Une prof sexy. Une prof connasse. Une prof sympa. Une prof excentrique. Une prof avec l’accent belge. Une prof victime. Une prof avec une grosse voix. Une prof qui chante.

Elle fait partie de la nouvelle génération des "One Woman show girls", mais c'est au cinéma que Bérengère Krief attend son public pour " L ' école est finie ", une comédie signée Anne Depétrini, qui sort sur les écrans le 11 juillet prochain. La blonde humoriste y incarne une jeune prof parisienne

Bérangère Krief dans L'École est finie d'Anne Depétrini (2018). | Capture d'écran via YouTube © Comme Bérengère Krief dans «L'École est finie», ces jeunes profs ont atterri dans l'inconnu Bérangère Krief dans L'École est finie d'Anne Depétrini (2018). | Capture d'écran via YouTube

Comme Agathe Langlois dans le film L'École est finie sorti le 11 juillet, de jeunes profs sont chaque année victimes d'un système de mutations dans lequel tout le monde se sert avant de leur laisser les miettes. Celui-ci se déroule en deux phases: l'inter-académique, dans laquelle les candidats et candidates doivent lister leurs académies par ordre de préférence, puis l'intra-académique, au cours de laquelle il leur faut là aussi composer une liste de vœux.

Culture & Loisirs - «L’école est finie» : cliché

  Culture & Loisirs - «L’école est finie» : cliché Ce film a d’abord été un livre. Dans « Chroniques d’une prof qui en saigne », de Princesse Soso, sorti en 2010, une professeure d’anglais racontait ses aventures ...Ce film a d’abord été un livre. Dans « Chroniques d’une prof qui en saigne », de Princesse Soso, sorti en 2010, une professeure d’a éprouvantes dans un collège rural de ZEP. Elle partageait les perles entendues en classe et les anecdotes croustillantes de son quotidien. Huit ans plus tard, Anne Depétrini s’en empare pour son deuxième film.

Quand Agathe Langlois, jeune professeur des collèges fraîchement titularisée, apprend qu’ elle est envoyée à Trouilly-sur-Celles, tout s’écroule. Mutée en

Entre des élèves plus que dissipés et des collègues qui l’ignorent, la jeune femme va devoir ranger ses Louboutins et s’adapter à sa nouvelle vie de prof à la campagne Avec Bérengère Krief , Patrick Chesnais, Grégory Fitoussi Réalisé par Anne Depetrini. L ' ECOLE EST FINIE Trailer VF © 2018 - SND.

Composée de vingt vœux au maximum, cette liste pouvant sembler fourre-tout peut comporter des noms d'établissements, des villes, des zones géographiques, des types d'établissements. Tout dépend de votre degré d'exigence (qui peut se retourner contre vous). Chaque prof se voit en effet attribuer un barême correspondant notamment à son expérience et sa situation familiale.

Après une année de stage ne se déroulant pas forcément dans l'établissement de leurs rêves, les enseignants et enseignantes n'ont pas le choix: on leur impose de formuler des vœux (on dit «participer au mouvement») afin de déterminer la localisation du collège ou du lycée qui accueillera leurs premiers pas de titulaires. «C'est la première difficulté», dit Redouane, qui enseigne les maths. «J'ai passé une super année de stage, avec des collègues qui m'ont beaucoup appris et beaucoup soutenu... J'aurais adoré rester à leurs côtés quelques années supplémentaires.»

Patrick Chesnais se confie sur la tragique disparition de son fils à l'âge de 20 ans

  Patrick Chesnais se confie sur la tragique disparition de son fils à l'âge de 20 ans Patrick Chesnais s'est livré dans les colonnes du Parisien ce week-end sur le drame qui l'a frappé en 2006 avec la mort de son fils aîné Ferdinand. A 71 ans, Patrick Chesnais est toujours aussi actif. Ainsi, mercredi 11 juillet, il sera à l'affiche de deux films. D'abord Moi et le Che, un film où il incarne un prof de fac qui se souvient de ses années d'engagement politique. Et aussi L'école est finie, une comédie avec Bérengère Krief en tête d'affiche. Boulimique de travail, le comédien n'en oublie pas pour autant la famille. Il est notamment le père d'Emilie (33 ans) au sujet duquel il s'est confié samedi dans le supplément week-end du Parisien : "J'adorerais que ma fille Émilie devienne maman, mais je suis pas du genre à la tanner. C'est sympa, d'être grand-père, on redevient le parent qu'on a été, les responsabilités en moins."⋙ Cinq infos sur Patrick Chesnais (Noir enigma, France 2)Patrick Chesnais a aussi évoqué une blessure qui ne se refermera sans doute jamais : la disparition de son fils aîné Ferdinand, en 2006, à l'âge de 20 ans (l'acteur est aussi père d'un adolescent de 15 ans prénommé Victor). "Mon aîné, Ferdinand, est mort en 2006 dans un accident de la route. J'aimerais trouver un moyen de lui parler du temps qui passe, de son frère, de sa soeur, de sa maman et de moi.

BERENGERE KRIEF , tout est résumé, encore un gros film de merde en vue, avec surement de trés bon et riche dialogue. Jean Culmavie Bulan Yang lalu +61. Une prof parisienne qui va enseigner dans le nord Joël Denis - " L ' école est finie " (1963)fenicnarfabc fenicnarfabc.

Pour les articles homonymes, voir Krief . Bérengère Krief est une comédienne et humoriste française née le 16 avril 1983 à Lyon. Bérengère commence le théâtre à 9 ans (en 1992) et continuera tout au long de sa scolarité. Dès lors, elle considère le théâtre comme une vocation.

Ce n'est hélas pas ce que prévoit le fonctionnement actuel. Les postes réservés aux stagiaires doivent être libérés pour les stagiaires de l'année suivante. Quant aux autres, ils sont remis à disposition de l'ensemble des profs souhaitant demander leur mutation.

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Train-train quotidien

Certaines académies sont très demandées. Il est par exemple très difficile de rester à Paris intra muros, où les postes sont à la fois très rares et très recherchés. Les académies de Créteil et de Versailles, qui entourent la capitale, font souvent peur. «On entend tellement d'histoires à propos de certains collèges! J'ai flippé», explique Ludivine, prof de lettres modernes. «J'ai demandé Paris en premier vœu. Ensuite, plutôt que de choisir Versailles ou Créteil, j'ai choisi l'académie d'Amiens en vœu numéro 2. Ça me semblait un bon calcul. Après tout, Compiègne ou Amiens, ça n'était pas si loin en train. Pas plus que certaines villes franciliennes accessibles en quarante-cinq minutes de RER.»

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Qu'est-ce qui vous a plu dans L ' école est finie ? Bérengère Krief . Votre complice dans le film est incarné par Grégory Fitoussi.Quel partenaire est-il ? Bérengère Krief . Je ne le connaissais pas avant le tournage mais, sur le plateau, nous avons beaucoup ri parce que nous incarnions les profs et

cinema filmsactu L ' ÉCOLE EST FINIE L ' ÉCOLE EST FINIE Bande Annonce 2018 Bérengère Krief BERENGERE KRIEF , tout est résumé, encore un gros film de merde en vue, avec surement de trés Une prof parisienne qui va enseigner dans le nord J'imagine qu'à un moment on va voir Michel

De façon très prévisible, Ludivine n'obtient pas l'académie de Paris, mais celle d'Amiens, peu demandée. La phase intra-académique peut commencer. «J'ai formulé ce qu'on appelle des vœux géographiques. D'abord les grandes villes du secteur: Amiens, Compiègne, Chantilly... Ensuite, j'ai ajouté d'autres vœux, en fonction de l'accessibilité des villes en train.»

«Quand j'ai découvert le nom du collège où j'avais été mutée et surtout son emplacement géographique, j'ai eu envie de démissionner.»

Picard d'origine, mais habitant à Paris au même moment de sa carrière, l'auteur de ces lignes a raisonné exactement de la même façon. Mais parce que tout varie selon les années et les disciplines, j'ai obtenu exactement ce que je souhaitais (un poste de titulaire dans un collège de Compiègne, à quarante-cinq minutes de la gare du Nord), alors que Ludivine pas du tout. «Rétrospectivement, j'ai un peu honte, mais quand j'ai découvert le nom du collège où j'avais été mutée et surtout son emplacement géographique, j'ai eu envie de démissionner. Ce concours que j'avais tellement convoité, je n'en voulais plus. Ma vie c'était Paris, le théâtre, les expos. Je ne pouvais pas tirer un trait sur tout ça au nom d'un pseudo sacerdoce.»

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Continuer à tourner avec la jeune génération. Aujourd’hui, les jeunes cinéastes font autant appel à moi que les anciens, et j’en suis très content. J’aime aussi tourner avec de jeunes acteurs, comme Bérengère Krief dans L ’ école est finie .

La bande-annonce de la comédie " L ' école est finie " avec Bérengère Krief vient d'être dévoilée. Le film de Anne Depetrini sort dans nos salles le 11 juillet. Donne-moi ta main et prends la mienne, mais oui, mais oui l ' école est finie

Il y a bien une gare dans la petite ville picarde où se trouve le collège de Ludivine, mais il est loin d'être desservi par tous les trains de la ligne. Après un bref calcul, la jeune femme a rapidement réalisé qu'elle allait passer entre quatre et cinq heures dans les transports chaque jour, et ce cinq jours par semaine. «Quatre jours seulement, corrige-t-elle. La principale de mon nouveau collège s'est montrée si compréhensive qu'elle a fait des pieds et des mains pour me permettre de réduire mon emploi du temps d'une journée.»

Des clichés des deux côtés

«Je me doutais bien que je finirais par en avoir un peu ras-le-bol de prendre le train et de ne profiter de Paris et de mes amies que le week-end, poursuit Ludivine. Mais j'ai décidé de rester positive coûte que coûte. Le train, c'est un super endroit pour corriger des copies, pour finir sa nuit, pour lire et préparer ses cours. On peut arriver à exploiter ces heures-là pour qu'elle ne représentent pas du temps perdu.»

Et le collège dans tout ça? Les élèves? «J'avais de gros a priori, et quasiment tout était faux. Je n'ose pas raconter à quel type d'élèves je m'attendais, parce que c'était au-delà du caricatural. La réalité, c'est que ce sont évidemment des ados comme les autres, avec certes des problématiques différentes. Le souci dans ma matière, c'est sans doute le manque d'ouverture culturelle d'une grande partie des élèves, qui mettent rarement les pieds au-delà des frontières de leur village. Mon rôle, c'était justement d'essayer de leur apporter autre chose, d'apporter des ajustements à leur vision parfois biaisée de la société.»

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Quand Agathe Langlois, jeune professeur des collèges fraîchement titularisée, apprend qu’ elle est envoyée à Trouilly-sur-Celles, tout s’écroule. cinema filmsactu L ' ÉCOLE EST FINIE L ' ÉCOLE EST FINIE Bande Annonce 2018 Bérengère Krief Une prof parisienne qui va enseigner dans le nord

Interprétée par la pétillante Bérengère Krief , « L ’ école est finie » est une comédie romantique étonnante. On y découvre une jeune professeure parisienne fraîchement titularisée et quelque peu maladroite. Tout juste débarquée à Trouilly sur Seine

«Ces ados décrivent les cités comme des zones de non-droit, sans cesse à feu et à sang, où les Arabes et les Noirs font la loi.»

Ludivine avoue avoir été très frappée par le racisme décomplexé d'un certain nombre d'élèves de ce collège où tout le monde, presque sans exception, est blanc. «Par le prisme de la télévision, par le discours des parents aussi, ces ados décrivent les cités comme des zones de non-droit, sans cesse à feu et à sang, où les Arabes et les Noirs font la loi. Ça fait froid dans le dos. J'appelle ça “l'effet Bernard de la Villardière”. Et ce n'est pas simple de les convaincre que la réalité, ce n'est pas ça.»

Ludivine vient d'achever sa troisième année dans le même collège picard. Comme elle s'est bien intégrée, on continue à lui broder un emploi du temps aussi avantageux que possible, quelques collègues lui ouvrent leur maison pour les soirs où elle n'a pas le courage de rentrer à Paris, et tout se passe bien. «Les transports me fatiguent un peu, mais je suis bien rodée. Tout comme mes élèves, j'avais de sacrés clichés en tête, et mon expérience ici m'aura permis de modifier radicalement ma vision de petite Parisienne privilégiée sur ce que j'appelais “la province” avec pas mal de condescendance.»

S'imagine-t-elle passer toute sa carrière dans cet établissement? «Franchement? Non. Lorsque j'aurai assez de points pour prétendre à un établissement plus près de chez moi, je saisirai ma chance. Mais attention, ce n'est pas du mépris. Chacun son truc, c'est tout. La plupart de mes collègues ne se verraient pas vivre ou travailler à Paris, moi c'est l'inverse. Je n'oublierai jamais mon expérience picarde, mais je ne vais pas me renier pour autant.»

A l'école de foot du Dinamo Zagreb: "Etre un jour à leur place"

  A l'école de foot du Dinamo Zagreb: A la veille de la finale du Mondial France-Croatie, les espoirs du plus grand club croate, le Dinamo Zagreb, s'entraînent comme de coutume samedi. Mais la séance est particulière pour ces jeunes joueurs, gonflés d'enthousiasme avant un match historique. "C'est une situation incroyable pour la Croatie et le football croate. Les gars ont fait un parcours incroyable, je n'ai pas de mots pour le décrire", souligne Mario Cuze un jeune Espoir du club, en marge de son entraînement."Les Français vont tenter de nous créer des problèmes, Mbappé avant tout, mais nos gars sont prêts.

Quand Agathe Langlois, jeune professeur des collèges fraîchement titularisée, apprend qu’ elle est envoyée à Trouilly-sur-Celles, tout s’écroule. cinema filmsactu L ' ÉCOLE EST FINIE L ' ÉCOLE EST FINIE Bande Annonce 2018 Bérengère Krief Une prof parisienne qui va enseigner dans le nord

Bérengère Krief . · 18 May at 02:59 · Instagram ·. Je suis ravie ravie de vous partager l’affiche de « L ’ école est finie » qui sortira le 11 juillet prochain au cinéma ! L’histoire adaptée du livre « Chroniques d’une prof qui en saigne » de @princesse_soso_choupi Avec @marilouberry qui joue ma sista

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Demander Marseille et finir à Rouen

Romain, lui, a vécu les choses différemment, y compris dans leur conclusion. Originaire d'un hameau situé à une poignée de kilomètres de Marseille, il a obtenu son CAPEPS (diplôme de professeur d'éducation physique et sportive) en 2014 avant de se retrouver muté... en Haute-Normandie. «Je ne voulais pas quitter le Sud, alors j'ai fait mes vœux comme un idiot. Je n'ai mis que quelques académies (Aix-Marseille, Nice, Montpellier) en me disant qu'on me trouverait forcément un poste dans ces zones-là. Et patatras. Si j'avais consulté les barres ou demandé conseil à un syndicat, j'aurais sans doute adopté une autre stratégie».

Lorsqu'un jeune prof comme Romain n'émet que quelques vœux, il prend le risque de n'en obtenir aucun. Son dossier est alors traité suivant une procédure d'extension, ce qui signifie globalement que les profs qui ont formulé plus de vœux que lui sont prioritaires, et qu'on lui attribue ensuite une académie parmi celles où il reste des places. «Ça aurait pu être la Picardie ou la région parisienne, ça a finalement été l'académie de Rouen. Pour moi, ça ou l'Alaska, c'était pareil.» Contrairement à Ludivine, Romain n'a pas le choix: il doit déménager. «J'ai pu louer une petite maison avec jardin, pas désagréable. En tout cas si tu n'as pas besoin de soleil.»

«Mon but, c'était de me tirer le plus vite possible.»

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Romain rentre voir ses parents et ses potes durant toutes les vacances. Le reste du temps, il reste généralement seul chez lui. «Je me suis acheté quelques appareils de sport, un projecteur, et j'ai passé presque tous mes week-ends à faire de la muscu et à regarder des matchs. Les collègues ont tout de suite été assez accueillants, mais je n'avais pas vraiment envie de m'intégrer. Mon but, c'était de me tirer le plus vite possible.»

Quatre ans plus tard, Romain n'est plus tout à fait dans la même optique. «Il y a deux ans, j'ai rencontré quelqu'un pendant une journée de formation. Une prof d'EPS d'à peu près mon âge, qui bosse dans un lycée à deux pas de Rouen. Ça a pas mal changé les choses. Ma Provence me manque, ma famille aussi, mais je suis en train d'envisager de fonder ma propre famille avec cette femme, et il est possible que cela se fasse en Haute-Normandie. Je me suis installé dans son grand appart' de Rouen, et l'an prochain je vais tenter d'obtenir un poste dans un autre établissement pour me rapprocher de mon nouveau domicile. Ensuite, on parlera enfant.»

Le bobo et la coiffeuse

Sur les élèves, Romain n'a que peu à dire. «Avec moi, ça marche à la baguette. Je ne suis pas le genre de prof qui dialogue avec ses élèves. Je ne sais pas grand-chose d'eux, ils ne savent rien de moi, et c'est parfait comme ça. Alors ici ou ailleurs, ça fonctionnerait de la même façon.» Même dans un collège étiqueté REP+? «C'est peut-être présomptueux, mais oui, pour moi ce serait pareil.» Romain ne se sent pas extrêmement attaché à la Normandie, mais il a commencé à prendre ses marques et à en visiter quelques villes. «Rien ne remplacera Marseille dans mon cœur, mais c'est tout de même bien de savoir où on vit. Je ne suis pas si fermé. Et puis, si je deviens père un jour, il faudra quand même que je puisse apprendre quelques trucs à mes gosses sur leur région». Le plus dur pour lui? «Le manque de soleil. Ça fait partie de moi, j'en ai vraiment besoin pour recharger mes batteries. Ma mère, je peux lui téléphoner cinq fois par semaine si j'ai envie. Sentir le soleil te cramer, c'est une sensation que tu ne peux pas vivre à distance.»

Dans Pas son genre, son neuvième long-métrage sorti en 2014, Lucas Belvaux (qui adapte le roman de Philippe Vilain) filmait l'année scolaire de Clément, un jeune prof de philo très parisien (excellemment joué par Loïc Corbery) qui se retrouvait contraint d'aller enseigner à Arras (charmante ville du Pas-de-Calais, que je vous enjoins à visiter). Belvaux s'intéressait moins au rapport entre l'enseignant et ses élèves qu'à la façon dont ce «bobo des centre-villes» (pour reprendre l'une des expressions favorites de ce cher Julien Rochedy) allait se télescoper avec l'univers de Jennifer, coiffeuse et mère célibataire (immense prestation d'Émilie Dequenne).

Ce n'est pas gâcher le très fin film de Belvaux que de divulguer que le sentiment amoureux développé par Clément à l'égard de Jennifer finissait par rendre moins imperméable la frontière entre les deux mondes, et par faire vaciller les convicitions de l'enseignant. Métaphoriquement, même si chaque Clément ne rencontre pas sa Jennifer, c'est ce qui semble se produire dans la majeure partie des cas: Sudistes, Parisiens et Parisiennes, rats des villes finissent par reconnaître le charme de ces contrées pluvieuses, reculées ou rurales (rayez les mentions inutiles). «Quand on vient dans le Nord, on pleure deux fois: quand on arrive et quand on repart», dit une célèbre maxime reprise par Dany Boon dans Bienvenue chez les Ch'tis. Il semble qu'elle puisse s'appliquer à un grand nombre de situations de mutations.

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Le foot, les gosses et c'est tout

Reste que parfois, ça ne passe pas. Après avoir obtenu son CAPES d'espagnol à Bordeaux, Ludmila (le prénom a été changé) a fini par «échouer» (c'est elle qui emploie le terme) dans un collège ardennais. «L'horreur absolue. Pour moi, dans les Ardennes, il n'y avait que des sangliers. J'ai découvert qu'en fait, des gens habitaient vraiment là-bas.»

Ludmila a passé six ans dans le département. «Je ne sais même pas comment j'ai tenu. La plupart des élèves étaient bas de plafond, pour eux l'espagnol c'était Shakira et Lionel Messi, rien d'autre. Mais le pire, ce sont les collègues. Je pensais trouver un peu d'intelligence en salle des profs, de quoi s'élever l'esprit et s'oxygéner en dehors des heures de cours. Je n'y ai trouvé que des discussions sur le foot et les gosses, jamais rien qui élève.»

«Certains profs préfèrent faire cours en collège, d'autres en lycée. Eh bien moi, je veux des élèves évolués.»

Quand on lui fait remarquer qu'une bonne enseignante a sans doute intérêt à se montrer plus ouverte et tolérante que cela, Ludmila tique: «Je veux bien être open, mais là, ça n'est pas pour moi, c'est tout. Certains profs préfèrent faire cours en collège, d'autres en lycée. Personne ne leur en veut d'émettre des préférences. Eh bien moi, je veux des élèves évolués. Donner des cours d'espagnol à des gamins qui n'en feront jamais rien, je comprends que ça puisse plaire, mais ça n'est pas mon truc. Les autres profs avaient l'air ravi d'être là, d'aimer leur job et leur bahut. Tant mieux. Il faut des gens comme ça. Mais je ne peux pas renier ma nature.»

Pourquoi ne pas avoir démissionné? «Parce que je veux vraiment être prof. Mais pas là, non. Alors j'ai patienté. J'ai profité de ma solitude pour préparer et obtenir l'agrégation interne, et aussi pour écrire deux romans. Ils n'ont pas encore été publiés, mais j'ai eu le temps de travailler mon style. Ensuite, grâce à l'agrèg, j'ai pu obtenir assez de points pour pouvoir décrocher ma mutation dans une autre académie. Pas à Bordeaux, non, mais dans une zone où ça bouge culturellement et socialement.»

Il aurait fallu être une petite souris pour parvenir à savoir comment Ludmilla traitait ses élèves. On l'imagine bien pratiquer une fermeté teintée de condescendance. Pas sûr que qui que ce soit tire profit de tels échanges entre prof et élèves, ce qui est regrettable. On rappelle que le CAPES et l'agrégation ne sont pas uniquement destinés à enseigner dans les lycées des grandes villes. Fort heureusement, la majorité des enseignants et enseignantes de notre pays en a conscience et se satisfait de pouvoir transmettre des savoirs et des valeurs à des élèves pas toujours enclins à se fondre dans le moule où on aimerait les faire entrer.

Toujours sans spoiler, c'est évidemment ce qui se produit pour Agathe Langlois dans le gentil film d'Anne Depétrini. D'abord réticente, la prof parigote finit par réaliser à quel point elle peut être utile dans son établissement picard, avant de se rendre compte qu'elle est en train d'apprendre mille choses sur son métier ainsi que sur elle-même. Cousu de fil blanc? Certes. Mais la réalité, bien que parfois complexe au niveau logistique, n'est souvent pas si éloignée de ce portrait.

Belgique : À seulement 8 ans, ce garçonnet est déjà diplômé ! (vidéo) .
À tout juste 8 ans, un petit garçon belge vient d’être diplômé de l’école secondaire, l’équivalent du baccalauréat. Une séquence à retrouver sur Non Stop Zapping.Il y en a qui ont beaucoup de mal avec l’école, et d’autres qui survolent leurs études avec brio. C’est le cas de Laurent Simons. À tout juste huit ans, ce petit garçon belge vient d’obtenir son diplôme de l’école secondaire, l’équivalent du baccalauréat en France. Haut comme trois pommes, le garçonnet totalise un QI de 145 soit 40 points supérieur à la moyenne.

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